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Encore et toujours des «covidiots»

Même si les règles de distanciation ont été implantées il y a deux mois, certains ne les comprennent pas

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Photo Agence QMI, Maxime Deland Des membres du crime organisé se seraient réunis dans ce restaurant de Vaudreuil-Dorion, à l’encontre de la Loi sur la santé publique.

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Encore et toujours, des « covidiots » se signalent dans l’actualité, contribuant à l’exaspération de la majorité de la population qui respecte les règles du confinement. Voici les cas ayant retenu notre attention cette semaine.  

Raël, un « con-fini » ? 

S’adressant à plus de 350 de ses disciples par l’entremise d’internet, le gourou Raël les a incités à sortir dehors pour ne pas être des « con-finis ». 

« Je suis complètement hostile au confinement, a lancé l’homme de 73 ans qui n’en est pas à ses premières controverses. La liberté pour moi n’est jamais négociable. » 

Claude Vorilhon, de son vrai nom, a aussi tenté de diminuer l’importance du virus, dans une vidéo qui dure plus de 22 minutes. 

Selon lui, nul besoin d’agir pour contrer la COVID-19. 

« Notre corps se défend, il n’a pas besoin de quoi que ce soit. [...] Bienvenues les bactéries, bienvenus les virus, vous allez me renforcer ! » a-t-il affirmé. 

Il estime d’ailleurs que l’information est un « poison ». 

« On va vous parler de ceux qui meurent, vaudrait mieux parler de ceux qui vivent », a conclu Raël, alors que, selon lui, le remède est simplement... le bonheur.  

30 000 $ d’amende pour des proches des Hells  

• À lire aussi: Une réunion du crime organisé en pleine pandémie finit avec 30 000$ d’amende 

Des membres du crime organisé — proches des Hells Angels — ont fait l’erreur de tenir une réunion dans un restaurant de Vaudreuil-Dorion en pleine crise de la COVID-19. 

Les nombreux véhicules devant le restaurant ont attiré l’attention de policiers de la Sûreté du Québec (SQ), qui leur ont remis un total de 19 constats d’infraction de 1546 $ chacun. 

Dans la soirée du 24 avril, les policiers ont joué les trouble-fêtes lors d’une rencontre à laquelle prenaient part des membres influents du crime organisé de l’ouest de la Montérégie. 

Selon nos informations, près d’une vingtaine de personnes se trouvaient à l’intérieur du restaurant italien Trattoria Lanni, sur la rue Saint-Charles. 

Parmi eux, on retrouvait notamment des individus gravitant dans l’entourage des Hells Angels qui auraient beaucoup d’influence sur le trafic de stupéfiants dans cette région. 

Puisque cette réunion à huis clos se voulait un rassemblement illégal en vertu des mesures mises de l’avant par la santé publique, les forces de l’ordre ont émis ce soir-là près d’une vingtaine de constats d’infraction totalisant tout près de 30 000 $, a confirmé la SQ. 

Aucune arrestation n’a cependant été effectuée lors de l’intervention. 

Joint au téléphone, le propriétaire du restaurant Trattoria Lanni accuse la police d’avoir menti, et selon lui, son commerce n’a « jamais » accueilli de réunion de membres du crime organisé. 

« C’est complètement faux », a tonné Alberto Lanni. 

M. Lanni affirme plutôt que toutes les mesures sont prises à l’intérieur du restaurant pour que les mesures de distanciation physique soient respectées au sein du personnel. 

« Les gens commandent, viennent chercher leur nourriture, paient et quittent les lieux. Avec la pandémie, on fait juste notre possible pour survivre », a-t-il insisté. 

« On fait des affaires depuis 1960 et on n’a jamais eu de problèmes avec la loi. On a reçu du monde comme Ginette Reno, Lucien Bouchard et René Lévesque, mais pas de gens du crime organisé », a-t-il ajouté.  

Un homme boit du Purell 

• À lire aussi: COVID-19: il boit du Purell devant les policiers 

Après un party illégal et une soirée beaucoup trop arrosée, un homme de 30 ans de Sherbrooke a décidé de finir le tout en ingurgitant du Purell devant les policiers venus mettre fin à la fête. 

« Il y avait cinq personnes et plusieurs bouteilles d’alcool un peu partout à l’intérieur, ce qui laissait croire que le party ne venait pas juste de commencer. Quatre d’entre eux ont collaboré, sauf l’accusé, qui était fortement intoxiqué », a relaté l’agent Samuel Ducharme, porte-parole de la police sherbrookoise. 

Or, il appert que le trentenaire a bu du désinfectant pour les mains toute la soirée, ce qui est très mauvais pour la santé. Il a donc été conduit à l’hôpital, où on a jugé que sa vie n’était pas en danger. 

Les cinq joyeux lurons ont tous écopé d’une amende de 1546 $ en vertu de la Loi sur la santé publique

Elle feint de cracher sur des policiers 

• À lire aussi: Une femme crie «COVID-19» et se racle la gorge devant la police 

C’est toujours une mauvaise idée de hurler qu’on a la COVID-19 devant des agents de la paix. 

Une femme de Québec qui a crié « COVID-19 » et s’est raclé la gorge en laissant croire qu’elle allait cracher sur les policiers s’est retrouvée avec une kyrielle d’accusations sur le dos. 

Depuis la prison de Québec, où elle est incarcérée, Josée-Lee Martineau-Boisclair a plaidé coupable jeudi à des chefs de voies de fait, menace, voies de fait sur un agent de la paix et non-respect d’engagement. 

Elle a écopé d’une peine de détention totalisant 21 jours accompagnée d’une période de probation de deux ans avec suivi pour 18 mois. 

Elle devra également effectuer 100 heures de travaux communautaires. 

Écouter la police ou la santé publique ?  

• À lire aussi: Atteint de la COVID-19, il se fait dire de sortir pour déplacer sa voiture 

La police et la Santé publique ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde. 

C’est ce qu’a pu constater un médecin montréalais atteint de la COVID-19 lorsqu’il s’est fait dire de sortir de chez lui pour déplacer sa voiture, malgré la consigne d’isolement obligatoire et son état de santé. 

Cédrik Gignac croyait bien faire en contactant son poste de quartier afin d’aviser les agents qu’il ne pourrait pas sortir déplacer son véhicule et ainsi se conformer aux interdictions de stationnement en vigueur, parce qu’il a reçu un résultat positif au coronavirus. 

« On m’a demandé de sortir deux fois semaine, en portant un masque, pour déplacer ma voiture, et donc contrevenir à mon ordonnance de confinement », relate celui qui est médecin résident dans un centre hospitalier montréalais. 

Il a pourtant reçu un ordre clair de la Santé publique l’intimant à rester chez lui.

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