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«GSP» parmi les immortels

Le combattant québécois a été intronisé au Temple de la renommée de l’UFC samedi

UFC 154 - Montréal
Photo d'archives, Martin Chevalier

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C’était une formalité depuis qu’il a décidé de prendre sa retraite des arts martiaux mixtes. Georges St-Pierre a été intronisé au Temple de la renommée de l’UFC, samedi soir, pendant le gala UFC 249.   

La feuille de route du Québécois a marqué l’histoire de cette organisation. Il est l’un des plus grands champions à avoir oeuvré dans l’octogone.    

En plus d’avoir été champion dans la catégorie des 170 lb pendant plusieurs années, St-Pierre est parvenu à remporter la ceinture chez les 185 lb grâce à une victoire convaincante contre le Britannique Michael Bisping en 2017. Il était devenu seulement le septième combattant à gagner un titre dans une deuxième catégorie de poids.    

«C’est un bel honneur d’être intronisé au Temple de la renommée de l’UFC, a déclaré St-Pierre par voie de communiqué. Je veux remercier Lorenzo et Frank Ferttita, Dana White et toute l’équipe de l’UFC, mes entraîneurs, mes partenaires d’entraîneurs, mes collaborateurs de la première heure, mes adversaires et bien sûr, les amateurs de l’UFC.    

«Ce fut un parcours incroyable et cela n’aurait pas été possible sans tout ce monde.»   

Un parcours d’exception 

Tel un fauve, Georges St-Pierre s’élançait rapidement sur sa proie. Carlos Condit l’a appris à ses dépens dans un combat pour le titre en novembre 2012.
Photo d'archives, Martin Chevalier
Tel un fauve, Georges St-Pierre s’élançait rapidement sur sa proie. Carlos Condit l’a appris à ses dépens dans un combat pour le titre en novembre 2012.

St-Pierre a terminé sa carrière dans l’UFC avec une fiche impressionnante de 20-2. Il a été impliqué dans plusieurs grands combats. Sa revanche victorieuse contre Matt Serra et son triomphe contre Carlos Condit auront marqué les esprits.    

Il s’est retiré alors qu’il était encore au sommet de son art avec une séquence de 13 victoires de suite qui s’est échelonnée entre 2007 et 2017. «Rush» est deuxième de l’histoire de l’UFC avec 13 victoires dans les combats de championnat.    

Au niveau statistique, la fierté de Saint-Isidore est encore au premier rang pour les frappes qui ont atteint la cible (2591), les frappes significatives au sol (461) et le plus grand nombre de mises au sol (90).   

Son duel de championnat contre Bisping aura été son dernier duel dans la cage. Par la suite, il s’est éloigné de l’action en raison d’un problème de santé. Il a été victime d’une colite ulcéreuse notamment causée par le stress lié à sa carrière de combattant.    

Fidèle à ses principes   

Ce qu’on retiendra aussi de «GSP», c’est qu’il a été fidèle à ses principes. Durant son passage au sein de l’UFC, il n’a pas hésité à se tenir debout devant les dirigeants de cette organisation. Ses désaccords avec Dana White ont été nombreux.    

Il a été le premier combattant à dénoncer les problèmes de dopage de l’UFC sur la place publique. Pendant des mois, St-Pierre a martelé le message jusqu’au moment où un protocole antidopage a été mis en place.   

Par la suite, son cheval de bataille a été les conditions des combattants. Il s’était associé à plusieurs gros noms de l’UFC afin que les athlètes obtiennent notamment de meilleures bourses et des assurances en cas de blessures importantes.   

De son côté, le UFC ne lui a pas toujours facilité la vie. On se souvient notamment des propos cinglants de White à l’endroit de St-Pierre après son combat contre Johny Hendricks.   

Puis, dans les deux dernières années, White n’a jamais voulu sanctionner un combat entre «GSP» et Khabib Nurmagomedov même si les deux athlètes avaient accepté de croiser le fer à 155 lb sur la place publique.    

Georges St-Pierre aura été un pionnier de premier plan pour les arts martiaux mixtes et l’UFC. Il l’aura été en respectant ses valeurs. C’est ce qui fait de lui un des plus grands athlètes de l’histoire au Québec.