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Héroïne de l’ombre dans son laboratoire

La technicienne combat la pandémie à sa façon

Héros de l’ombre dans leurs labos
Photo courtoisie Les techniciens et techniciennes de laboratoire comme Isabelle Guillet fournissent les précieux résultats d’analyse qui permettent aux médecins de faire les diagnostics de COVID-19.

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Une technicienne de laboratoire de Montréal qui a décidé de mettre ses compétences au profit de la lutte contre la COVID-19 se réjouit de l’impact bien réel de sa contribution, que ce soit en analysant des tests de dépistage ou en aidant à la recherche d’un remède. 

Isabelle Guillet explique que les installations de Génome Québec, où elle travaille, au CHU-Sainte-Justine, a tout le matériel nécessaire pour analyser les précieux prélèvements qui permettent de dire si une personne est atteinte ou non par la COVID-19. 

Le centre d’expertise, qui propose différents services à la communauté scientifique, a donc offert son aide au gouvernement, ce qui a propulsé Mme Guillet et ses collègues au cœur de l’effort pour endiguer la pandémie.  

Impact 

Des dizaines de tests de dépistage passent par leur laboratoire quotidiennement et leur travail s’avère donc incontournable, puisqu’il permet d’identifier des porteurs de la maladie. 

Même si elle ne travaille pas auprès des patients directement, la femme de 43 ans, qui a près de 19 ans d’expérience, a l’impression d’être « au front » malgré tout. « J’ai vraiment l’impression d’avoir un impact », dit-elle. 

Cette implication vient aussi avec une grande responsabilité. Ce qu’elle veut éviter à tout prix, c’est une erreur qui amènerait faussement une personne à penser qu’elle n’est pas atteinte du virus, et vice-versa. « Il ne faut pas que tu te laisses submerger par [cette pression], parce que c’est là que tu peux figer et faire des erreurs ». 

Recherche 

L’équipement de pointe de Génome Québec peut aussi s’avérer très utile pour des chercheurs engagés dans la course aux remèdes, mais qui n’ont pas dans leur propre laboratoire toute la technologie nécessaire. Dans les derniers jours, Isabelle Guillet raconte avoir analysé des échantillons dans le cadre d’une étude sur un traitement pour la COVID-19. 

« Ça peut être un chercheur, par exemple, qui travaille sur un médicament en particulier et qui veut savoir quelle est la réponse de l’organisme, du virus par rapport à ce médicament-là », explique-t-elle. 

Tout cela l’amène à dire que « le technicien est souvent dans l’ombre, mais il est quand même hyper important, parce que son travail est à la base de bien des décisions. »