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Tissot pense à son avenir

La pandémie pourrait provoquer sa retraite, mais il aimerait rejouer pour être sûr de prendre la bonne décision

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Photo d’archives Le 30 avril 2016, Maxim Tissot passait par toute la gamme des émotions en marquant contre les Rapids du Colorado.

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À 28 ans, Maxim Tissot est dans la fleur de l’âge pour un joueur de soccer et pourtant, il pense sérieusement à la retraite.

Il faut dire qu’avant même que tout le sport soit mis sur pause, le milieu de terrain et latéral gauche ne savait pas ce que l’avenir lui réservait. Le Fury d’Ottawa avait été enterré à la fin de la saison 2019 en USL et son successeur, l’Atlético, qui doit disputer une première saison en Première ligue canadienne, ne semblait pas être une option.

« J’ai eu des contacts avec l’Atlético et j’ai compris qu’ils n’étaient pas intéressés pour le moment, a-t-il expliqué lors d’une conversation téléphonique. Ils ont un quota de joueurs canadiens, comme je suis de la région et que je suis francophone alors j’espère que les choses changeront.

« Il y a des endroits où je suis moins ouvert à jouer cette année. Mais avec une saison qui risque d’être écourtée, c’est plus facile de dire oui à des endroits où j’aurais peut-être dit non avant », dit-il au sujet d’une potentielle saison 2020.

Valider

« Je ne le cacherai pas, la retraite est peut-être arrivée, soutient-il sereinement. Mais [un court contrat] me donnerait l’occasion de jouer une dernière fois.

« Je pourrai ensuite prendre une décision plus éclairée après tout ça. Ça me permettrait de valider si je prends la bonne décision. »

Il faut dire que les blessures l’ont déjà fait cheminer vers l’idée de la retraite. En 2018, il ne l’a pas eu facile avec une blessure à une cuisse qui a retardé le début de sa saison et lors de son troisième match, il s’est déchiré le ligament croisé antérieur et son genou a été foutu pendant près d’un an.

« Les blessures m’ont permis de remettre les choses en perspectives. Depuis l’été 2018, il y a une partie du cheminement qui est faite. » 

Stabilité

Tissot ne s’en cache pas, il est bien dans sa région natale de Gatineau et a envie de stabilité.

Il faut dire qu’il a un peu été échaudé par sa saison 2017 à cheval entre Washington, Richmond et San Francisco, saison qui a été suivie par son retour au bercail.

« Quand j’étais à San Francisco et à D.C. en 2017, il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées. Il y avait de l’instabilité à San Francisco, l’équipe était en faillite, je voulais m’éloigner de l’instabilité.

« Je ne veux pas avoir de regrets quand je vais prendre ma retraite. Si quelque chose se présente pour trois ou quatre mois, je le prendrais pour finir sur une bonne note. » 

La suite

Comme il a déjà eu le temps de réfléchir à la retraite, Maxim Tissot en est maintenant à penser à ce qu’il voudrait faire ensuite.

« J’y pense depuis longtemps et ce que je sais depuis le début, c’est que je ne pense pas qu’il y a un métier qui va m’allumer autant que le soccer et j’ai fait la paix avec ça.

« Récemment, j’ai vu un but que j’ai marqué contre le Colorado avec l’Impact et ça fait remonter les émotions. Je ne pense pas que c’est le genre d’émotion que je vais revivre avant d’avoir un enfant. »

Il songe maintenant à investir dans l’immobilier. Il détient déjà une propriété à revenu avec ses parents et est propriétaire d’un terrain avec un ami avec l’objectif d’y construire un édifice à revenu.

Il a aussi goûté à l’enseignement cet hiver en s’impliquant au sein d’un programme de soccer sport-études, le même par lequel il était passé il y a plus d’une dizaine d’années.

« J’aimerais continuer d’être impliqué dans le soccer après, mais je ne sais pas si j’aimerais le faire à temps plein. Mais j’ai vu les jeunes progresser et je trouve ça vraiment valorisant. »

Course

En attendant, Tissot continue de s’entraîner et même si, comme la plupart des joueurs de soccer, il déteste courir, il a commencé à prendre goût au jogging.

« J’ai commencé à le faire en voyant que plusieurs autres le faisaient. Avec l’application Strava, on peut suivre les progrès des autres.

« J’ai vu que Samuel Piette a fait un 21 km alors quand je courais, j’ai commencé à y penser. »

Et c’est ainsi que samedi dernier, Tissot a couru un demi-marathon en 1 h 44, ce qui est très respectable.

« Un demi-marathon, les mots font peur, mais je me suis surpris et je suis fier. Je ne pensais pas que j’aurais été capable de le faire aussi aisément. »