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Un outil en construction pour dépister la dépression avant qu'elle ne survienne

Debra Gilin
Global News Debra Gilin

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Des chercheurs canadiens développement un outil de dépistage de la dépression (burn-out) chez les travailleurs de la santé en première ligne dans la lutte contre la COVID-19.  

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Cet outil d’identification prendra vraisemblablement la forme d’un sondage en ligne ou d’une application sur téléphone intelligent, a expliqué Dre Debra Gilin, en charge du dossier en Nouvelle-Écosse, dans une entrevue avec Global News, samedi.   

Selon les résultats, les répondants pourront être référés plus rapidement aux ressources de soutien psychologique, avant que leur situation ne se développe en problème de santé mentale.  

« Ce sera vraiment un marathon, plutôt qu’un sprint en Nouvelle-Écosse », a dit la professeure de psychologie de l’Université Saint Mary’s, située à Halifax.  

« Les questions posées demanderont à quelle fréquence vous êtes incapable de dormir; incapable d’éteindre votre esprit à la fin d’une journée de travail; vous sentez nerveux, agité, anxieux – ou encore l’opposé, soit quand vous sentez votre énergie basse ou que vous avez du mal à vous lever pour accomplir des choses », a détaillé Dre Gilin.  

Composée de l’Autorité de la Santé publique de la Nouvelle-Écosse (NSHA), de Research Nova Scotia (RNS), de quelques universités locales et de fondations d’hôpitaux, la Nova Scotia COVID-19 Health Coalition finance cette initiative, comme plusieurs autres dans la lutte contre la pandémie.  

En Nouvelle-Écosse, on sent approcher la fin de la première vague de propagation de la COVID-19. Samedi, seulement trois nouveaux cas étaient recensés, mais d’autres événements récents contribuent à fragiliser la santé mentale des travailleurs de la santé, incluant la tuerie du 18 et du 19 avril dernier.  

« Il y a plusieurs situations dans lesquelles nous avons relocalisé notre personnel, leur avons imposé un nouveau travail, a expliqué Colin Stevenson, de la NSHA. Tous ces changements, on reconnaît qu’ils peuvent être extrêmement demandants. »  

Selon M. Stevenson, tout nouvel outil de soutien sera le bienvenu. « Il y a encore de la stigmatisation associée à l’accès aux services de santé mentale et c’est seulement en en faisant la promotion, en parlant de nos propres expériences et en fournissant plusieurs façons d’obtenir de l’aide qu’on encouragera notre personnel à s’en prévaloir. »