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En bonne position pour pédaler

Positionnement
Photo courtoisie, La Clinique Vélo Physio Une séance de positionnement peut durer de 30 minutes à deux ou trois heures, selon les besoins du cycliste.

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Une séance de positionnement cycliste printanière, permettant d’adapter un vélo aux caractéristiques physiques de son propriétaire (et pas le contraire !), diminue les risques de blessure, puis maximise le plaisir et la performance. En attendant la reprise de ce service temporairement suspendu en raison de la pandémie, quelques ajustements de base s’imposent. 

Le positionnement cycliste ou ergonomique « tient compte de l’interaction entre le cycliste et son vélo », afin d’obtenir un ajustement optimal, explique Samuel Blanchette, copropriétaire de Kinatex Sports Physio Sainte-Anne et Beauport, puis fondateur de La Clinique Vélo Physio. 

La santé physique du cycliste, sa souplesse, son âge, son expérience, le type de cyclisme qu’il pratique, ses objectifs, et plusieurs autres facteurs influenceront l’ajustement mécanique de son vélo. Une séance peut durer de 30 minutes (ajustement fonctionnel) à deux ou trois heures, lorsqu’elle inclut une évaluation physique approfondie. 

Il s’agit d’un service dont « toutes les personnes qui pédalent devraient se prévaloir au moins une fois par année, au printemps préférablement, estime le coureur cycliste de route, ainsi que lorsqu’un réajustement est nécessaire pendant la saison, alors que « le corps et l’expérience du cycliste changent ».

1. Respecter la séquence

L’ajustement d’un vélo débute au niveau du pied (choix de la chaussure, cale ou clip, installation des pédales, etc.) et se poursuit avec la selle, suivie du guidon. L’ajustement de chaque paramètre modifiant l’ensemble du positionnement, M. Blanchette rappelle l’importance de privilégier une approche globale.

2. Cale-pieds ou souliers à clip

M. Blanchette priorise l’utilisation de cale-pieds ou de souliers à clip, pour être en mesure de déployer non seulement plus d’effort, mais un effort plus équilibré du côté musculaire.

3. Bonne hauteur de la selle

Bien assis sur la selle, lorsque la jambe est en pleine extension, c’est-à-dire bien droite, le talon doit toucher à la pédale. Ainsi, au moment de pédaler sur la pointe du pied, le genou exercera une légère flexion. Lorsque la selle est trop haute, le bassin a tendance à pivoter de gauche à droite de façon excessive, constate M. Blanchette. À l’inverse, si elle est trop basse, le cycliste « peut développer des douleurs ou un inconfort prématuré sur le devant des genoux », dit-il.

4. Poids sur les fesses

« Lorsqu’on s’assoit sur le vélo et qu’on met les mains sur le guidon, il ne devrait pas y avoir plus de poids sur les mains par rapport aux fesses », indique le physiothérapeute. Si tel est le cas, surélever le guidon et ajuster l’inclinaison de la selle permettront d’éviter « les engourdissements aux mains et les douleurs au cou ». 

5. Changer de position

Lors de la pratique du vélo, M. Blanchette recommande de se lever parfois en danseuse et de changer souvent de position « pour diminuer la pression sur les mêmes parties du corps et faire participer la musculature d’une façon efficiente ».