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Impact: «on regarde toujours pour se renforcer», affirme Olivier Renard

Le directeur sportif de l’Impact Olivier Renard
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Le directeur sportif de l’Impact Olivier Renard

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Malgré l’arrêt de la saison, le confinement et toute l’incertitude causés par la pandémie mondiale de coronavirus, le directeur sportif de l’Impact de Montréal, Olivier Renard, continue son travail afin d’améliorer le club en vue de la reprise des activités.

«Nous, l'Impact et moi-même, on regarde toujours pour se renforcer», a assuré le Belge, dans une entrevue accordée à l’émission "La MLS cette semaine" de TVA Sports. Je suis toujours en contact avec les agents et avec d'autres clubs pour essayer de s'améliorer.»

«Mais il y a de l'inconnu à tous les niveaux, parce que l'impact financier va certainement être négatif pour beaucoup de clubs partout dans le monde. Donc, on est un peu dans l'attente à savoir comment l'économie footballistique va survivre», a précisé Renard.

Ce dernier se demande également si les règles concernant les périodes de transfert, par exemple, seront modifiées pour cette année.

«On se tient informés pour des opportunités, a-t-il indiqué. Parce que tu peux avoir des situations de joueurs qui auront complètement évolué quant au salaire ou au prix de transfert. Dans cette crise, il y a des clubs qui devront se séparer de certains joueurs et les clubs qui ont les reins un petit peu plus solides pourront profiter de cette situation, même si je n'aime pas le mot "profiter".»

«Ce mini chaos dans le football et dans l'économie en général pourrait créer des mouvements inattendus à tous les niveaux», a précisé l’homme qui est à l’emploi de l’Impact depuis l’été dernier et qui a embauché Thierry Henry à titre d’entraîneur en novembre.

Des discussions

Une chose est certaine: des appels se font, a assuré le directeur sportif.

«Pour être honnête, il n'y a pas beaucoup de clubs qui contactent directement le nôtre parce que je crois que ce serait un peu une position de faiblesse de faire ça, a-t-il expliqué. Mais étant dans le milieu depuis un certain nombre d'années, je connais un peu le comportement de certains "managers" qui peuvent être le porte-parole de certains clubs en te contactant pour dire "tiens, j'ai cette possibilité-là pour ce joueur-ci". Donc, tu arrives à déchiffrer un peu que le club peut être ouvert à un départ. Ça fonctionne plus comme ça que par contacts directs entre clubs.»

Le cas Lappalainen

Parmi les différents dossiers que l’Impact devra gérer dans son effectif, il y a celui de l’ailier finlandais Lassi Lappalainen. Son prêt, effectué par le FC Bologne, «club-frère» de l’Impact, doit arriver à échéance en juin.

«Nous aurons la possibilité de prolonger son prêt, a indiqué Renard. Il n'y a pas le feu par rapport à sa situation. Ce sera une question de communication avec lui et on a la chance qu'il appartienne à notre club-partenaire. Donc, il n'y a pas de tension.»

«Je crois que c'est surtout une situation où on doit tous se mettre à table pour le mieux des clubs et pour le joueur, a-t-il poursuivi. Avec le très peu de matchs joués par Lassi ces derniers mois, parce qu'il a été blessé, je crois que le futur est de regarder pour le garder ici. Mais c'est encore beaucoup trop tôt pour le dire. On doit encore avoir une discussion avec lui et ça va se faire dans les prochaines semaines, certainement.»

Un message à la Ville

Olivier Renard a déploré le récent refus de la Direction régionale de la santé publique de Montréal de laisser l’équipe accueillir ses joueurs en entraînement individuel au Centre Nutrilait.

Les joueurs doivent suivre un protocole serré imposé par la Major League Soccer, a argué le directeur sportif, et selon lui, c’est sans doute plus sécuritaire que les options alternatives actuelles.

«C'est une déception de notre part de ne pas avoir le "OK" pour recommencer les entraînements individuels. [...] Les joueurs, en arrivant au Centre Nutrilait, sont beaucoup plus protégés qu'en allant courir au parc à côté de gens qui se promènent avec leur famille, leurs enfants, leur chien, a-t-il observé. Je pense que ce qu'il est important de comprendre, c'est que ces systèmes d'entraînement-là sont très calculés pour avoir un maximum de protection. J'espère que le plus rapidement possible, on va avoir le "OK" pour ça.»

En attendant, Renard se réjouit de voir que les joueurs restent en contact entre eux et que l’esprit de corps est encore très solide au sein de l’équipe.

«En tant que directeur sportif, ça fait toujours plaisir d'entendre que les joueurs, entre eux, font des appels-conférences, a-t-il souligné. Quand tu sais ça de ton groupe, tu as déjà gagné un peu de points au niveau du classement parce que l'ambiance dans un vestiaire passe au-delà des qualités des joueurs.»

Rappelant que l’Impact est «un club familial», Renard assure qu’il est lui-même souvent en contact avec les joueurs de façon directe.