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Inquiétudes à la veille de la réouverture des chantiers

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La première phase de la reprise économique graduelle s’amorcera au Québec lundi, laissant planer certaines inquiétudes pour les travailleurs des chantiers de construction.   

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La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a visité depuis le 20 avril près de 1000 chantiers, et seuls 13 d’entre eux ont dû fermer en raison du non-respect des mesures de sécurité ou de la distanciation sociale.      

Malgré ces données encourageantes, certains syndicats se disent inquiets notamment en raison du retard accumulé sur certains chantiers et de la pression qui pourrait être mise sur les épaules de certains travailleurs. Ces derniers craignent un non-respect des mesures d’hygiène et de sécurité en regard de la charge de travail.      

«Les inspecteurs ont fait beaucoup de visites de chantier, et la plupart étaient tout à fait conformes aux normes sanitaires pour l’hygiène, la désinfection et la distanciation physique. Il y a eu des avis de correction et il y a eu une reprise en main des entrepreneurs. [...] Depuis le 1er mai, aucun chantier n’a été fermé», a expliqué sur les ondes de LCN le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet.     

  

  

«Il y a probablement des régions du Québec qui sont prêtes à la réouverture lundi, mais il est clair cependant qu’on ne semble pas avoir le contrôle de la situation dans la grande région métropolitaine», croit le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand.      

Ce dernier fait également référence au fameux «pic» de contagion attendu initialement autour du 18 avril. Depuis, le nombre de décès et de nouveaux cas ne semble pas décroître.      

«Il est clair que nous sommes en faveur d’une reprise économique le plus rapidement possible, mais avant l’économie, il faut toujours s’assurer d’avoir la prudence qu’il faut, particulièrement dans le cas de ce virus sournois.»   

  

Joël Lemay / Agence QMI