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«Même le 25 mai me paraît précipité», dit le Dr Amir Khadir

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Encore beaucoup de questionnement et de critique au sujet des écoles et des commerces du Grand Montréal qui doivent rouvrir le 25 mai. Le Dr Amir Khadir croit qu’il est important de ne pas sauter d’étapes.  

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Le microbiologiste-infectiologue semblait satisfait d’entendre le gouvernement évoquer un autre report et même la possibilité de ne pas rouvrir les écoles qu’en septembre.  

«J’ai toujours pensé que les dates annoncées n’étaient pas coulées dans le béton et que le gouvernement anticipait la possibilité à partir du moment où les conditions épidémiologiques ne sont pas réunies. C’est tout à fait approprié qu’on repousse», a-t-il expliqué en entrevue à LCN.  

Selon le spécialiste, il est important de ne pas précipiter les choses, au risque de devoir revenir en arrière. Le Dr Khadir ne peut pas prédire de date pour un retour en classe, mais rappelle les conditions qu’il faut réunir.  

«Il faut que la courbe de l’épidémie soit parfaitement maîtrisée et qu’on ait une baisse pendant 10 à 14 jours. Il faut qu’on ait des tests en quantité suffisante pour pouvoir détecter le plus grand nombre de cas», affirme-t-il.   

«Si les conditions demeurent telles qu’elles sont, même le 25 mai me paraît précipité», ajoute-t-il.  

Malgré tout, il comprend la volonté de vouloir avancer, notamment avec un déconfinement graduel.   

«Il n’y a pas de risque zéro. Il faut peser le pour et le contre, balancer l’ensemble des risques et des avantages. Je pense que le gouvernement devrait faire confiance à la population. Jouer carte blanche, donner le portrait, expliquer les risques et prendre des mesures qui impliquent l’ensemble de la population», dit-il.  

Il appelle le gouvernement à faire preuve de prudence et à réunir les conditions énoncées par l’Organisation mondiale de la santé.  

«Arrangeons-nous pour avoir les tests, arrangeons-nous pour avoir le personnel, pour que la direction de la santé publique ait ce qu’il faut. En attendant, réfléchissons à ce qu’il faut, s’il y a des risques qu’on peut prendre et s’il y a des risques qu’on ne peut pas prendre», lance-t-il.

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