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PCU: Mélanie Joly prend la défense des travailleurs

PCU: Mélanie Joly prend la défense des travailleurs
PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

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La ministre fédérale du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, s’est portée lundi à la défense des bénéficiaires de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) qui hésiteraient à répondre aux appels d’entreprises requérant leur retour au travail.  

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«Ce n’est pas que nos employés ne veulent pas retourner travailler. Je pense qu’ils ont le droit de poser des questions pour savoir s’ils vont être protégés», a répondu la députée montréalaise d’Ahuntsic-Cartierville, invitant les entreprises à prendre les moyens nécessaires pour rassurer leurs employés.  

Cette dernière répondait ainsi à une question du PDG de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, qui s’enquérait de l’avenir de ces programmes et d’un possible effet dissuasif sur le retour au travail. À l’heure actuelle, quelque sept millions de Canadiens profitent de ces allocations d’urgence, qui varient selon les cas de 1250$ à 2000$ par mois.  

Une pénurie demeure  

Tout en précisant que la PCU et les Prestations canadiennes d’urgence pour étudiants auront éventuellement une fin, cette dernière a rappelé que l’on faisait encore face à une pénurie d’équipements protecteurs individuels au pays.   

«On manque encore de masques, on a encore des enjeux avec les gants et on recherche encore des sarraus.» C’est là une réalité qui ne peut être niée et dont les entreprises, qui souhaitent la reprise de leurs activités, doivent tenir compte, à son avis.   

Aux entreprises de rassurer  

«Je pense que le défi que les entreprises vont avoir est de sécuriser les employés à l’effet que leurs conditions de travail sont à la hauteur de ce qui est nécessaire pour prévenir la contamination. [...] C’est normal que les gens qui veulent revenir au travail se posent des questions sur leur sécurité.»  

La ministre a reconnu que ces prestations imposables, pouvant représenter jusqu’à 2000$ par mois, n’étaient «pas une panacée» et qu’elles prendront fin éventuellement. Cette dernière s’est par contre abstenue d’indiquer si les programmes seront modifiés d’ici là pour amoindrir leurs effets pervers, et de préciser à quel moment précis ces derniers prendront fin.