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Reprise des procès à Saguenay

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SAGUENAY – Un premier procès s'est tenu en personne lundi au palais de justice de Chicoutimi, à Saguenay. Les activités judiciaires se déroulaient au ralenti depuis le 16 mars dernier. 

Il s'agit du procès de Jérémie Perron, un individu de Jonquière accusé d'avoir agressé sexuellement une jeune fille de 17 ans, en juillet 2018, dans une résidence du secteur Kénogami, à Saguenay. 

L'accusé, qui connaissait la présumée victime, se serait introduit chez elle, en pleine nuit, alors que ses parents étaient absents. Perron lui aurait mis un sac sur la tête, l'aurait attachée et agressée sexuellement. 

L'individu avait été arrêté cinq mois après l'agression. Les enquêteurs avaient pu le relier à l'événement grâce à de l'ADN qui avait été découvert sur les lieux de l'agression. 

Lundi matin, Jérémie Perron a plaidé non coupable aux accusations qui pèsent contre lui. Son procès pourrait durer jusqu'à deux semaines. Plusieurs témoins seront entendus, dont la plaignante et sa sœur. 

Des mesures très strictes 

Il a cependant été impossible pour la journaliste de TVA d'assister aux audiences lundi. En raison des mesures de distanciation, seulement 13 personnes étaient autorisées à entrer dans la salle d'audience dédiée à ce procès, incluant les avocats, les enquêteurs, la plaignante et son entourage. 

Toute une série d'autres mesures a d'ailleurs été mise en place au palais de justice. 

Accès unique au bâtiment, entrée surveillée par des constables spéciaux, lavage de mains obligatoire en entrant dans le palais de justice et autre lavage avant d'accéder à une salle d'audience, marquage au sol pour indiquer la distance de deux mètres à respecter... plusieurs changements ont été instaurés. 

Le nombre de personnes est aussi limité dans les ascenseurs (une personne à la fois), dans les salles utilisées par les avocats pour rencontrer leurs clients (deux personnes à la fois) et dans les salles d'audience. 

Pour ce qui est de la salle d'attente, les citoyens peuvent s'asseoir uniquement sur les chaises où il y a une marque rouge dans le but de garder une distance de deux mètres entre chaque personne. 

Malgré toutes ces mesures, seules les causes urgentes sont entendues. On privilégie la visioconférence jusqu'à nouvel ordre.