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Deux ex-candidats aux Dragons se lancent dans la production de masques médicaux

Les deux entrepreneurs derrière Transformer Table aux Dragons en 2017
Capture d'écran YouTube Les deux entrepreneurs derrière Transformer Table aux Dragons en 2017

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L’appel à l’autosuffisance en équipement de protection individuelle s’est fait entendre par Soslan Tsoutsiev et Alexandre Doré, les deux entrepreneurs derrière Transformer Table, une entreprise spécialisée dans la production et la vente de tables extensibles.  

Ayant utilisé leur réseau à l’international afin d’importer plus d’un million de masques chirurgicaux depuis le début de la crise, ils désirent maintenant se lancer dans la production de masques de haute technologie.       

Après sa fondation en 2016 et une apparition remarquée aux Dragons, l’entreprise montréalaise a connu une croissance impressionnante. Et contrairement à bien d’autres, elle a réalisé des ventes records depuis mars.        

«Notre rythme de croissance était déjà très fort, dans les environs de 300% par année. Mais de février à mars, les ventes ont triplé, et elles ont triplé à nouveau entre mars et avril. Notre force réside beaucoup dans le fait qu’on vend exclusivement en ligne.»       

Malgré les bonnes affaires, Soslan Tsoutsiev croit que se lancer dans la fabrication de masques est un pari qui en vaut le coup.       

Soslan Tsoutsiev
Courtoisie
Soslan Tsoutsiev

 «L’idée est venue quand le gouvernement a demandé aux entrepreneurs de trouver des solutions pour satisfaire les besoins en équipements de protection. J’ai senti que j’avais le devoir de faire quelque chose. En plus de l’expertise au niveau de la production, j’ai aussi une entreprise dans le secteur minier qui m’a permis d’acquérir des connaissances sur les masques. C’est là que j’ai donc décidé de lancer le projet.»       

Fort de sa récente expérience en importation d’équipements médicaux, il croit qu'il est trop risqué de dépendre de la production d’ailleurs en prévision d’une deuxième vague de la COVID-19 ou d’une autre pandémie.        

«L’importation des masques est une opération extrêmement difficile en temps de pandémie. Il y a énormément de concurrence entre les acheteurs des différents pays. Un vendeur peut conclure une entente avec nous, pour finalement les offrir au plus offrant le lendemain. Et il y a aussi la question du contrôle de la qualité et du respect des standards.»       

Tandis que plusieurs entreprises, comme la marque de literie montréalaise Bigarade, ont déjà entamé la production de masques, Soslan et son équipe comptent prendre plus de temps.        

Transformer Table espère pouvoir produire des quantités importantes de masques chirurgicaux, plus simples à fabriquer, et des masques n95, qui nécessitent plus d’investissement, d’ici le début de 2021.        

«Il y a évidemment un risque de retrouver beaucoup de producteurs sur le marché d’ici là, ce qui ne serait pas nécessairement une mauvaise chose pour le pays. Mais on vise une production high-tech, contrairement à plusieurs entreprises qui se sont lancées dans la fabrication de masques non réglementés.»        

Au total, les entrepreneurs comptent investir 14 M$ dans le projet qui nécessitera de nombreuses embauches en plus de nouvelles installations.        

«On veut tout financer et risquer nos propres fonds afin de mettre tout sur pied, explique Soslan. Mais ce qu’on demande au gouvernement, c’est de nous confirmer qu’ils ont réellement l’intention de s’approvisionner auprès d’entreprises locales pour les équipements de protection.»       

Avis aux intéressés, l’entreprise a déjà entamé les démarches pour développer une équipe de production avec l’expertise nécessaire.        

«On cherche partout, mais idéalement, on embaucherait des gens d’ici. Des personnes qui peuvent gérer une production de ce genre, mais aussi des acheteurs spécialisés dans l’approvisionnement de matériel.»       

On peut suivre Transformer Table sur Facebook et sur son site web.

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