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L’avenir des gyms se passera-t-il en ligne? Portrait d’une PME qui a su s’adapter

L’avenir des gyms se passera-t-il en ligne? Portrait d’une PME qui a su s’adapter
Capture d'écran Instagram/Biner_training

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Alors que la province entame son déconfinement, plusieurs questions demeurent en suspens dans le domaine des salles de sports.   

Mais si les conséquences de la pandémie risquent d’apporter d’importants changements, des entrepreneurs astucieux ont déjà su s’adapter. C’est le cas de Nicolas Biniek, le propriétaire du gym montréalais Biner.      

«La première journée [du confinement], j’ai eu l’impression que tout s’écroulait. Mais je devais être réactif. J’ai donc acheté pour 2000$ en élastiques, poids et sliders. Je les ai offerts gratuitement à une cinquantaine de nos clients. Et on a commencé à donner des cours gratuits en ligne. Il y a même un DJ qui nous accompagne.»      

Il ne s’attendait toutefois pas à ce que cette mesure de survie pour son entreprise soit porteuse de nouvelles opportunités.       

«Je dois avouer qu’à la base, je n’étais pas un fan de l’entraînement en ligne. On y retrouve beaucoup de charlatans sans qualifications. Mais on s’est lancés et la réaction a été extrêmement positive. Au début, c’était pour rejoindre notre communauté, mais de plus en plus de personnes ont commencé à nous suivre. Des gens de l’extérieur de Montréal, mais aussi au Brésil, en France et en Grèce. On voit même des personnes pour qui c’était leur première expérience.»      

Depuis quelques semaines, Biner offre trois séances de 45 minutes par jour (matin, midi, soir) pour accommoder l’horaire des télétravailleurs. Nicolas estime qu’environ 300 personnes assistent aux cours quotidiennement.       

«On a pratiquement triplé notre nombre d’abonnés Instagram qui était à 2400 avant la crise. On a diffusé une vidéo montée à partir d’images que nous ont envoyées nos abonnés pour promouvoir nos services. On s’est aussi associés avec des influenceurs pour rejoindre plus de gens, et ça a rapporté.»      

Soucieux de ne pas mettre de pression sur sa clientèle, Biner a instauré une politique de contribution volontaire et le modèle fonctionne suffisamment bien pour maintenir l’entreprise à flot pendant le confinement.       

«On comprend que chaque client est dans une situation financière différente et que c’est plus difficile pour certains. On avait d’ailleurs offert de suspendre les abonnements ou même de rembourser ceux qui avaient prépayé. Mais notre clientèle est demeurée fidèle et voulait nous soutenir.»      

L’après-confinement      

Nicolas demeure tout de même réaliste.     

«C’est le début d’une grande phase d’adaptation pour les gyms. On va devoir revoir le modèle de l’entraînement en salle en diminuant le nombre de participants par cours et en ayant des stations mieux séparées et équipées de désinfectant. Pour les cours en ligne, on doit encore peaufiner certains aspects, mais c’est garanti que ça deviendra un incontournable.»      

Dans une optique de mise en forme, il souhaite que le confinement en ait convaincu plusieurs qu’il est possible de s’entraîner sans pousser des charges excessives.      

 «Ça a permis à beaucoup de gens de retrouver des méthodes d’entraînement utilisant leur corps. On n’a pas nécessairement besoin de grosses machines pour garder la forme.»       

Pour plus d’informations et pour suivre les entraînements en ligne de Biner:   

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