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«Arruda ne doit pas perdre sa spontanéité, son naturel»

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L’expert en communications publiques Bernard Motulsky est d’avis que le directeur de santé publique du Québec, Horacio Arruda, ne doit surtout pas changer, malgré sa maladresse des derniers jours.  

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«Il ne faudrait pas qu’il perde ce qui fait de lui un personnage aussi attachant», a confié M. Motulsky, mercredi, en entrevue à LCN. «Il y a des critiques, et c’est normal avec la notoriété et avec la pandémie qui a l’air de s’accrocher à Montréal, c’est normal qu’on soit fâché, que l’on critique.»  

Le défi pour le Dr Arruda est d’apprendre à gérer cette notoriété parfois désarmante, estime-t-il. «Il ne faudrait pas qu’il perde sa spontanéité, son naturel. Il y a aussi de la fatigue pour ces gens-là, qui gèrent une catastrophe exceptionnelle et qui sont tous les jours exposés», a-t-il noté.  

Bernard Motulsky a soutenu en entrevue au Québec matin que M. Arruda a dû apprendre à communiquer publiquement à la vitesse grand V. «Il a eu une courbe d’apprentissage que peu de personnes ont. C’est un peu ce qu’on appelle la notoriété instantanée. C’est grâce, ou à cause, de son côté "givré". Il ne fait pas juste donner des chiffres, il nous montre son côté humain et nous donne des conseils», a-t-il expliqué.  

«Le fait d’être exposé tous les jours lors des points de presse à des millions de personnes pendant près de deux mois ajoute à sa courbe de croissance de notoriété assez rare. Il y a un prix à payer et il faut faire attention», a-t-il ajouté.  

Photo Stevens LeBlanc

Le directeur de santé publique du Québec était inconnu de la population il y a six mois de cela. Projeté dans la sphère publique en raison de son rôle important dans la gestion de la pandémie de COVID-19, Horacio Arruda a séduit de nombreux Québécois avec sa personnalité un peu «givrée».  

Toutefois, sa participation à une vidéo de rap a été mal perçue par plusieurs analystes qui ont parlé de faux pas. En point de presse mardi, le Dr Arruda s’est excusé, les larmes aux yeux et des tremblements dans la voix.  

Bernard Motulsky estime que la population s’est profondément attachée à ce scientifique hors-norme et plutôt coloré «parce que c’est ce dont on a besoin, [soit] d’avoir des figures qui nous donnent l’impression de contrôler, mais qui sont compatissantes, et qui nous ressemblent».  

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