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Les syndicats plaident pour une réouverture des écoles en septembre dans la région de Montréal

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Photo d'archives, Ben Pelosse

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Alors qu’un retour sur les bancs de l’école le 25 mai semble de plus en plus improbable dans la grande région de Montréal, plusieurs syndicats de l’enseignement demandent au gouvernement de prendre une décision claire et de rouvrir les établissements scolaires en septembre.  

«Rapidement, il faudrait qu’on soit fixés sur le sort de l’école publique à Montréal», implore Mélanie Hubert, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’ouest de Montréal.      

Comme elle, Carole Jenson, professeure au primaire à l’école Victor-Thérien, aimerait que le flou autour de la date de réouverture disparaisse. «Que ce soit le 25 mai ou en septembre, les enseignants seront là. Mais pour le moment, on travaille pour préparer les deux rentrées», explique-t-elle.     

Depuis plusieurs semaines, de nombreux professeurs du grand Montréal ont commencé à revenir petit à petit dans leur établissement scolaire pour organiser le retour des écoliers. D’abord annoncée pour le 19 mai, puis finalement changée pour le 25 mai, la date de réouverture des écoles pourrait encore une fois être repoussée. Cette situation dérange les syndicats qui affirment que le personnel de l’éducation «ne sait plus sur quel pied danser».     

Perte d’énergie   

Pour Serafino Fabrizi, président du Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île (SÉPI), rentrer en septembre serait la meilleure décision. Cela permettrait «de [se] concentrer sur la rentrée scolaire et de faire toutes les adaptations possibles pour s’assurer que tout se fasse dans la sécurité et que [les écoles] arrivent à fonctionner de façon idéale», explique-t-il.     

Catherine Beauvais-St-Pierre, présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal, abonde dans le même sens. «Tout le monde met du temps et de l’énergie dans cette rentrée [du 25 mai], alors qu’on se doute qu’elle n’aura probablement pas lieu», renchérit-elle. Elle estime aussi que les établissements scolaires montréalais ne sont pas encore prêts à ouvrir leurs portes, notamment à cause du manque de matériel de protection et du manque de personnel.     

Comme des garderies   

Les différents syndicats déplorent aussi un manque de clarté de la part du gouvernement, sur la réelle fonction de l’ouverture des établissements scolaires en mai. Pour M. Fabrizi, l’objectif premier du gouvernement est de pouvoir faire garder les enfants pour redémarrer l’économie. «Il faut qu’on arrête de se raconter des histoires, ce qu’on offre pour le moment c’est un service de garderie, mais si c’est ça il faut que ce soit dit clairement, qu’on s’organise pour faire ça. Quand les choses sont claires, on est capables de s’adapter », martèle le président du SÉPI.     

À moins de deux semaines de l’ouverture possible des écoles du grand Montréal, les syndicats espèrent que le gouvernement prendra sa décision avant le 18 mai.

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