/sports/golf
Navigation

Éviter l’attrait de l’Ontario

Coup d'oeil sur cet article

Les parcours de l’Ontario ouvriront samedi, a annoncé le premier ministre Doug Ford jeudi, quatre jours avant le lancement de la saison au Québec. Les mordus de la petite balle blanche seront certainement tentés de traverser la frontière ce week-end. Mauvaise idée.

Il faut rappeler que les déplacements interprovinciaux sont toujours à éviter, tant qu’ils ne sont pas essentiels. Ceux qui y contreviennent s’exposent à des amendes salées. 

Coiffé d’une calotte d’un grand manufacturier de golf et deux sacs dans le coffre, il serait difficile de motiver aux policiers, advenant une interception, qu’une ronde de golf en Ontario se veut un déplacement essentiel ! 

Doug Ford l’a mentionné le 30 avril dernier, il ne voulait aucun visiteur dans cette pandémie jusqu’à ce qu’il puisse les accueillir à nouveau à bras ouverts. Le long de la frontière avec l’Ontario, il ne reste plus que le contrôle routier entre Ottawa et Gatineau. La Sûreté du Québec et la Police provinciale de l’Ontario (OPP) rappellent de respecter les règles. 

« En théorie, la pratique du sport ne motive pas un déplacement essentiel, donc un citoyen ne peut traverser la frontière provinciale, a rappelé le sergent Marc Tessier de la SQ. Selon les décrets, les fautifs seront questionnés s’ils sont interceptés et ils s’exposent à une amende. »

« Nous n’avons pas fait de point de contrôle de notre côté. On demande toutefois aux gens de respecter les règles en vigueur dans les provinces », a avisé Bill Dickson, de l’OPP de l’est de l’Ontario, contacté par Le Journal, jeudi. 

Prudence

Dans les clubs de golf près de la frontière, on veut éviter la discrimination. Questionné sur la possibilité d’accueillir des mordus du Québec ce week-end, le copropriétaire et directeur général du club Casselview le long de la route 417, Claude Leclair, ne voulait surtout pas repousser sa clientèle dans une situation épineuse. 

Dans le protocole d’ouverture des clubs de l’Ontario, il n’est pas question de demander des preuves de résidence lors de l’enregistrement. Le dirigeant attendait justement les consignes claires à cet effet. « On veut prioriser la santé de nos employés et de nos clients », a indiqué celui qui ouvre les bras à la clientèle du Québec en temps régulier. 

Du côté du club de golf d’Hawkesbury, Sylvain Beauchesne optait pour la prudence. Le directeur général ne pourrait pas jouer à la police dans le stationnement et sur le parcours.

Quatre jours additionnels d’attente peuvent éviter bien des ennuis et une ronde de golf très dispendieuse.