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Quand des sites spécialisés jouent au... patron de la F1

L’annonce de l’annulation du Grand Prix du Canada semble prématurée

Quand des sites spécialisés jouent au... patron de la F1
Photo d'archives, AFP

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Des sites spécialisés pourtant très crédibles, Autosport et Motorsport pour ne pas les nommer, en ont fait leur manchette principale jeudi.

Le Grand Prix du Canada figure parmi trois autres étapes à être rayées du nouveau calendrier de la saison 2020 que s’apprêteraient à dévoiler les dirigeants de la F1. Les courses aux Pays-Bas, dont c’était le retour après 35 ans d’absence, et à Singapour, n’auraient pas lieu non plus cette année. Plus tôt, les épreuves initialement prévues en Australie, à Monaco et en France, avaient également été annulées en raison de la COVID-19.

Est-ce que Lance Stroll roulera sur le circuit Gilles-Villeneuve cet été comme ce fut le cas en juin dernier ? On devrait connaître le sort qui est réservé au GP du Canada bientôt.
Photo d'archives, Martin Chevalier
Est-ce que Lance Stroll roulera sur le circuit Gilles-Villeneuve cet été comme ce fut le cas en juin dernier ? On devrait connaître le sort qui est réservé au GP du Canada bientôt.

Or, selon nos sources, Chase Carey, a esquivé un large sourire quand il a pris connaissance de ces écrits qu’il considère sans fondement. D’ailleurs, jamais le patron de la F1 n’a été cité dans les textes qui ont été publiés à cet effet. 

Preuve qu’il ne s’agit que de rumeurs. C’est comme si tout le monde voulait jouer au... patron de la F1.

Feu vert en Autriche

Toute ébauche d’un calendrier n’est donc que pure spéculation. 

C’est Carey et personne d’autre, qui aura le dernier mot.

Il semble toutefois acquis que le coup d’envoi de nouvelle saison, qui a vu ses dix premières courses être annulées ou reportées, conséquence de la pandémie, sera bel et bien donné au circuit de Spielberg, en Autriche, le 5 juillet prochain, à huis clos.

La deuxième épreuve aura lieu sur le même site, propriété de Red Bull, une semaine plus tard, toujours devant des tribunes désertes.

S’il est aussi indiqué que les deux manches suivantes (26 juillet et 2 août) seraient disputées à Silverstone, en Grande-Bretagne, il appert que le promoteur de ce GP se montre, semble-t-il, très gourmand et que la tenue de ces deux courses, également prévues sans spectateurs, est sérieusement compromise.

D’ailleurs, selon le calendrier dévoilé par les sites en question, il est inscrit que l’Allemagne, qui ne devait pas présenter de courses cette année, faute d’une entente avec la F1, pourrait prendre le relais.

Par la suite, six autres escales du championnat seraient prévues en Hongrie (9 août), Espagne (23 août), Belgique (30 août), Italie (6 septembre), Azerbaïdjan (20 septembre) et Russie (27 septembre), avant de se diriger vers la Chine et le Japon, les 4 et 11 octobre.

La tournée des Amériques, elle, devrait s’amorcer à Austin, au Texas (le 25 octobre) pour se poursuivre les 1er et 8 novembre au Mexique et au Brésil respectivement. Le Canada n’est donc pas inscrit au calendrier remanié.

Relations tendues

Nos informations tendent toutefois à nous indiquer que la présentation des GP des États-Unis, à Austin, et du Brésil, à Sao Paulo, est plus menacée que la course de Montréal, en raison des relations très tendues entre leurs promoteurs et les autorités de F1.

Si une épreuve est présentée au Circuit Gilles-Villeneuve, entre le début septembre et la mi-octobre (pas plus tard), elle aurait lieu à huis clos.

La F1, qui tient beaucoup à Montréal, accepterait sans doute de mettre de l’eau dans son vin en réduisant ses frais d’entrée exigés à son promoteur. 

En espérant également que les divers paliers de gouvernement acceptent aussi d’absorber certains coûts qui ne peuvent être justement assumés par le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier. Ce dernier, privé de ses principales sources de revenus que sont la billetterie et les loges d’affaires, doit trouver une solution pour, tout au moins, « rentrer dans son argent ».