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Les Québécois soutiennent la géolocalisation afin de barrer la route à la COVID-19

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MONTRÉAL – Jusqu’à 89 % des Québécois souhaitent un équilibre entre vie privée et sécurité publique sur les applications de traçage des contacts, mais 60 % d’entre eux pourraient consentir à la géolocalisation dans le but de freiner la pandémie de COVID-19.

C’est ce que révèle un sondage de KPMG dont les résultats ont été dévoilés jeudi.

«Les résultats de notre sondage indiquent que bien que la confidentialité et les libertés civiles soient chères aux Québécois, la santé et la sécurité publique leur importent davantage en situation d'urgence nationale», a dit par communiqué Benoit Lacoste Bienvenue, associé directeur, province de Québec, pour KPMG.

«Idéalement, le traçage des contacts devrait permettre à la fois la confidentialité grâce à sa conception et la santé et la sécurité publique», a-t-il ajouté.

Soixante-deux pour cent des Canadiens sont prêts, selon le coup de sonde, à laisser les gouvernements avoir recours à la géolocalisation pour envoyer des alertes téléphoniques aux gens ayant été en contact avec une personne infectée par la COVID-19.

Les données montrent aussi que 45 % des Canadiens voudraient que les gouvernements utilisent leurs téléphones intelligents pour partager leur statut COVID-19 sous le couvert de l'anonymat dans le cadre du traçage des contacts. Au Québec, ce chiffre grimpe à 51 %.

Cinquante-cinq pour cent des répondants croient au contraire que ce partage devrait être volontaire, mais 34 % d’entre eux téléchargeraient tout de même une application de traçage de contacts pour aider la santé publique à enrayer la crise sanitaire.

Cette propension à soutenir la santé publique est marquée, alors que 94 % des répondants disent qu’il est de leur devoir d’aplatir la courbe du virus ayant fait, à ce jour, près de 5500 morts au pays, dont près de 3000 au Québec.

Aussi, 71 % des gens interrogés téléchargeraient une application de traçage pour freiner la propagation communautaire et «garder leur propre personne, leur famille et leur communauté en sécurité», mais pour 54 % ce serait davantage dans le but de reprendre le boulot et de relancer l’économie au plus vite, a précisé KPMG.

Une telle application de traçage devrait être gérée par un organisme indépendant des gouvernements pour 65 % des répondants.

«Il ne fait aucun doute que tous les Canadiens comprennent que les applications de traçage des contacts sont efficaces si le taux d'adhésion est élevé, mais la conception de telles applications doit limiter les menaces à la confidentialité étant donné que la majorité des répondants ne sont pas enclins à donner carte blanche au gouvernement pour le traçage de leur téléphone», a dit M. Lacoste Bienvenue.

«Pour que cela fonctionne, les gouvernements devront faire preuve de transparence sur la façon dont les données seront recueillies, stockées, effacées et gérées; c'est une question de confiance», a-t-il enchaîné.

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