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L'offre virtuelle ne remplace pas l'expérience vécue en direct

L'offre virtuelle ne remplace pas l'expérience vécue en direct
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MONTRÉAL – Les différentes directions muséologiques montréalaises s'entendent sur un point: l'offre virtuelle est un complément et non un remplacement.  

Pour la directrice générale et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), Nathalie Bondil, l'offre numérique est utile en cette période de confinement, mais sa pérennité demeure difficile.   

«Une visite virtuelle reste virtuelle, a-t-elle confié. Ça ne remplace pas l’expérience [vécue] en direct. Il y a quand même une dimension immersive quand on va dans une exposition. Souvent, on le fait, car on est avec les œuvres.»  

La directrice de la programmation du Centre des sciences de Montréal Cybèle Robichaud adhère aux propos de son homologue. «On pourrait tenter la réalité virtuelle ou d’autres dispositifs, mais ça reste qu’on est tout seul à la maison alors que l’expérience muséale nous amène une expérience de groupe où l'on vit quelque chose socialement», a-t-elle fait savoir.  

De leur côté, la cité d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière tente quelques expériences pour les amateurs par l’entremise de directs sur Facebook. La forte interaction des amateurs a surpris Marie-Josée Robitaille, directrice des communications et marketing.   

«Les gens participent, posent des questions. Le virtuel nous permet d’atteindre un public plus large, des gens qui habitent plus loin, ou que leur vie est trop remplie. L’expérience [en direct] doit être complémentaire des autres et non pas en opposition», a-t-elle noté.  

«On est tellement saturé de cette consommation virtuelle que ça va rendre l’expérience immersive encore plus précieuse», a ajouté Nathalie Bondil du MBAM.