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Aide au Cirque du Soleil: Québec confirme des discussions

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon
Photo d'archives Stevens Leblanc Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon

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Le gouvernement Legault pourrait venir en aide au Cirque du Soleil ou à ses acquéreurs, a confirmé le ministre de l’Économie vendredi.  

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«Pour l'instant, il n'y a rien qui n'a été annoncé parce qu'il n'y a rien qui a été formalisé, mais clairement, comme dans tous les cas des sociétés comme le cirque, au Québec, qui sont des icônes pour la province, nous allons les aider au besoin», a confié Pierre Fitzgibbon lors d’une commission parlementaire virtuelle en réponse aux questions du critique libéral Monsef Derraji.  

Plombé par une dette de 900 M$, le Cirque du Soleil est «une organisation qui est centrale à toute la grappe de créativité média, créativité de spectacle», estime le ministre.  

De plus, son gouvernement souhaite maintenir son siège social au Québec, avec les nombreux emplois qui s’y rattachent.  

«La hauteur de notre intervention va être en corrélation avec les besoins de l'entreprise, la complémentarité que nous aurions avec le secteur privé. Plus l'argent va être investi de façon sécure, plus on va avoir une tolérance à avoir un montant qui va être le plus élevé possible», a commenté le ministre.  

Les actionnaires actuels du Cirque (le fonds américain TPG, le groupe chinois Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec) cherchent des nouveaux investisseurs, tandis que des groupes comme Québecor (propriétaire du Journal) ont manifesté leur intérêt pour acheter l’entreprise.  

Évasion fiscale  

Par contre, Pierre Fitzgibbon s’est montré prudent lorsque le critique solidaire Vincent Marissal lui a demandé s’il serait à l’aise de financer des groupes présents dans les paradis fiscaux.  

Au cours des dernières semaines, Le Journal a démontré que le principal actionnaire du Cirque du Soleil, TPG, est contrôlé depuis le Luxembourg, un pays reconnu pour sa fiscalité légère.   

De plus, les dernières parts du fondateur de l’entreprise, Guy Laliberté, ont été cédées via une entreprise située aux îles Caïmans, un autre paradis fiscal. M. Laliberté a récemment évoqué un possible retour dans l’actionnariat du groupe.  

Pour le ministre, des entreprises qui «cachent des revenus», ne pourrait recevoir d’aide de Québec. «C'est clair que ça, on ne peut pas permettre que ça survienne, et les sociétés qui seraient reconnues criminellement responsables d'avoir caché de l'argent, on ne les aidera pas», a expliqué M. Fitzgibbon.  

Mais, «le Cirque du Soleil paie tous ses impôts au Québec et au Canada», affirme-t-il. «Si on aide le Cirque du Soleil, on va être heureux de les aider», a-t-il ajouté.  

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