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COVID-19: près de 15% des loyers impayés en mai à Montréal

La crise continue de faire mal aux ménages québécois qui peinent à joindre les deux bouts

COVID-19: près de 15% des loyers impayés en mai à Montréal
PHOTO D'ARCHIVES, 24 HEURES

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Près de 15% de loyers étaient toujours impayés au 6 mai dernier à Montréal, selon des données de la Corporation des propriétaires immobiliers (CORPIQ) obtenues vendredi par Le Journal.  

«C’est un peu mieux que le 19% de mois d’avril, probablement en raison de la Prestation canadienne d'urgence (PCU), qui a donné un peu de souffle aux locataires, mais ça reste élevé », a analysé Hans Brouillette, porte-parole de la Corporation des propriétaires immobiliers (CORPIQ).   

Selon l’association, le nouveau programme d’aide de Société d'habitation du Québec (SHQ) risque également de donner un peu de répit aux locataires aux prises avec des difficultés financières.   

En gros, le programme administré par la SHQ pourrait atteindre jusqu’à 1500$ par locataire, a rappelé la CORPIQ.   

«La SHQ a développé un programme de prêts et un de subventions», a précisé de son côté au Journal son porte-parole André Ménard.

L’un vise à aider par un prêt, sans intérêt, les locataires incapables de payer la totalité ou une partie de leur logement de mai et/ou juin. 

L’autre est une subvention pour les ménages qui ne peuvent pas avoir accès à leur résidence principale (maison ou logement) en raison d'un retard causé par la pandémie.

Montréal touchée   

Dans l’ensemble du Québec, c’est à Montréal (14,9%) où les taux de locataires dont le loyer était en retard en date du 6 mai sont les plus élevés.   

Après, viennent la Côte-Nord (12,5%), l’Outaouais (12,5%), Laval (11,3%) et la Mauricie (8,8%).   

À Québec, la capitale, ce chiffre est trois fois moins important qu’à Montréal (4,6%, comparativement à 14,9% dans la métropole)   

En revanche, ce sont les régions des Laurentides (3,4%) et de l’Estrie (4,2%) qui s’en tirent le mieux dans la province.   

«À Montréal, l’emploi est frappé de plein fouet. Il y a beaucoup de commerces liés à l’industrie touristique et culturelle qui sont en péril», a conclu Hans Brouillette.