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De l’abondance avec un minimum d’efforts !

Humain entrain de planter un plant de persil
Photo Adobe Stock

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Vous démarrez votre premier potager ce printemps ? Vous souhaitez obtenir des récoltes abondantes ? Voici les légumes que vous devez semer !  

Le calendrier du jardinier 

Travaux à effectuer à la mi-mai  

  • Effectuer le semis ou la plantation à l’extérieur des légumes-feuilles et des légumes racines. 
  • Effectuer la plantation à l’extérieur des pommes de terre au moment où le pissenlit fleurit. 
  • Effectuer la plantation des fleurs annuelles résistantes au froid telles que les alysses, les mufliers, les pélargoniums et les pensées. 
  • Effectuer la plantation des arbustes et des plantes vivaces. 
  • Diviser les plantes vivaces à floraison automnale. 
  • Épandre du compost dans le potager et les plates-bandes. 
  • Épandre du compost et un engrais à dégagement lent riche en azote sur la pelouse. 
  • Effectuer le semis de gazon.   

Carotte 

Humain entrain de planter un plant de persil
Photo courtoisie, Jean-Philippe Martin

La carotte figure parmi les plantes potagères les plus faciles à cultiver, à condition de la faire pousser dans un sol riche, léger et parfaitement bien ameubli ! La culture de ce légume dans un sol lourd et argileux est nettement moins facile. De plus, bien qu’elle tolère l’ombre légère, elle doit être plantée dans un endroit bien ensoleillé. 

Le semis des carottes au potager peut être effectué dès la fin d’avril ou en mai, selon les régions. En faisant quelques semis successifs, au printemps et au début de l’été, la récolte se prolongera ainsi jusqu’à l’automne. Au milieu de l’automne, si on prend soin de recouvrir les carottes d’une épaisse couche de paille ou de feuilles mortes, il est possible d’en faire la récolte jusqu’en janvier !  

Les semences de carottes doivent être mises en terre à une profondeur d’environ 1 cm (1/2 po). Comme les semences sont minuscules et qu’il est très difficile de les distancer convenablement, vous pouvez vous procurer des semences en ruban. Vous pouvez aussi essayer d’espacer votre semis le mieux possible et, ensuite, laisser tous les plants en place sans faire d’éclaircissage. Cependant, les carottes que vous récolterez seront de dimensions variables. 

Dans tous les cas, évitez d’éclaircir en coupant les plants en surplus à l’aide de ciseaux puisque des études ont démontré que le fait de couper ou de toucher beaucoup le feuillage des carottes aurait pour effet d’attirer davantage la mouche de la carotte. L’utilisation d’agrotextiles et le compagnonnage avec les oignons sont deux bons moyens d’éviter les attaques de cet insecte. 

Selon les cultivars, la récolte se fait habituellement entre 50 et 70 jours après le semis. La carotte est l’un des légumes racines les plus productifs, fournissant une récolte atteignant jusqu’à 4 kilos au mètre carré.  

Radis 

Humain entrain de planter un plant de persil
Photo courtoisie, Semences du Portage

Puisqu’ils tolèrent particulièrement bien le froid, les radis figurent parmi les légumes qui peuvent être semés le plus hâtivement au potager, soit en avril ou en mai, dans un sol léger, meuble et frais, exposé au plein soleil. Cette plante pousse rapidement et donne des récoltes après aussi peu que 30 jours. En faisant des semis successifs, vous pourrez récolter entre 350 et 450 radis par mètre carré, chaque mois, d’avril à juillet. 

Le radis typique possède une pelure rouge et une chair fine et blanche, plutôt piquante. Toutefois, de nombreuses variétés de radis colorées telles que « Cherry Belle », « Hailstone », « Helios » et « Purple Plum » ont été développées.  

Chervis 

Humain entrain de planter un plant de persil
Photo courtoisie, www.jacques-briant.fr

De toutes les plantes potagères vivaces, le chervis est certainement l’une de celles qui sont les plus productives. Elle produit une abondance de racines blanches sucrées allongées semblables à celles du panais. Le seul inconvénient est qu’elles sont difficiles à nettoyer. 

Le chervis possède également un joli feuillage vert légèrement teinté de bleu et il produit de jolies inflorescences blanches en juillet. Tout comme ses racines, dont le goût rappelle celui du panais, ses feuilles et ses fleurs peuvent être consommées. 

Comme la carotte et le panais, le chervis a une préférence pour les sols humifères, légers, meubles et frais, situés au soleil comme à la mi-ombre. Cette plante vivace robuste est rustique jusqu’en zone 4.  

Laitue « feuille de chêne » 

Humain entrain de planter un plant de persil
Photo courtoisie, Semences du Portage

Comme cette laitue ne forme pas de pomme, on récolte ses feuilles au fur et à mesure qu’elles sont produites. Une fois les feuilles coupées, de nouvelles repoussent sans arrêt jusqu’à la fin de juillet, moment où la floraison survient, ce qui marque habituellement la fin de la production. Une fois les chaleurs estivales terminées, on peut ensuite faire d’autres semis de laitue « Feuille de Chêne » en septembre et en octobre. 

La laitue « Feuille de Chêne » exige un sol léger et bien drainé. De plus, comme elle tolère assez mal la sécheresse, assurez-vous donc de maintenir le sol à sa base frais en permanence en l’arrosant fréquemment.  

Échalote de Sainte-Anne 

Humain entrain de planter un plant de persil
Photo courtoisie, Albert Mondor

Probablement cultivée depuis le début du 20e siècle, cette plante vivace proche parente de l’oignon fait partie du riche patrimoine agricole québécois. Puisque l’échalote de Sainte-Anne débute sa croissance très tôt au printemps, on peut commencer la récolte dès le mois de mai et la déguster comme un oignon vert. C’est toutefois au début de l’été, lorsque son feuillage jaunit et sèche, qu’elle atteint sa pleine maturité. Récoltée à la fin de juin ou au début de juillet, elle a alors une saveur plus prononcée. 

Pour assurer sa pérennité, il faut prendre soin de laisser quelques bulbes en terre au moment de la récolte. On peut aussi faire sécher quelques bulbes dans un lieu ombragé et protégé de la pluie afin de les replanter quelques semaines plus tard, au moment de la fête de Sainte-Anne, soit le 26 juillet. Plantée dans un sol léger et bien drainé, elle recommencera alors à croître, passera l’hiver sous la neige et reviendra l’année suivante. Une dizaine de bulbes mis en terre se multiplieront par dix, donnant une récolte de plus de 100 échalotes l’année suivante !  

Haricot d’Espagne 

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Photo courtoisie, Albert Mondor

Le haricot d’Espagne grimpe à une cadence très rapide sur les treillis ou les pergolas qu’il recouvre en quelques semaines seulement. Sous notre climat, il atteint facilement trois mètres de hauteur ou parfois un peu plus avant la fin de la saison de végétation. Cette plante grimpante produit des fleurs de couleur vermillon qui se transforment ensuite en longs fruits verts comestibles durant tout l’été jusqu’au début de l’automne. 

Le haricot d’Espagne se multiplie aisément par semis. Vous pouvez le semer en pleine terre vers la mi-mai. Toutefois, pour un résultat plus rapide, il est possible de faire germer ses semences dans des contenants à l’intérieur de votre maison en avril, soit environ quatre à cinq semaines avant la mise en terre. Plantez-le ensuite à l’extérieur, dans un sol parfaitement drainé et dans un lieu bien exposé au soleil, lorsque tout risque de gel est écarté dans votre région.  

Haricot kilomètre 

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Photo courtoisie, Martine Gingras

Le haricot kilomètre est une plante grimpante comestible tout à fait étonnante ! Elle produit de longs fruits minces – rappelant des haricots – faisant parfois près de 60 cm de longueur ! Comme il peut atteindre près de trois mètres de hauteur en une seule saison, le haricot kilomètre doit absolument être tuteuré ou planté à la base d’un treillis auquel il pourra grimper. On peut aussi le planter en compagnie de plants de maïs qui lui serviront alors de tuteurs. 

À L’instar du haricot d’Espagne, le haricot kilomètre exige un sol léger et bien drainé, exposé à un minimum de six heures d’ensoleillement. On doit semer les graines de haricot kilomètre à l’intérieur à la fin d’avril ou en mai, quatre semaines avant la date du dernier gel prévu ou à l’extérieur vers la fin de mai ou au début de juin, lorsque tout risque de gel est écarté.  

Oignon égyptien 

Humain entrain de planter un plant de persil
Photo courtoisie, Albert Mondor

Proche parent de l’oignon commun, l’oignon égyptien a l’avantage d’être parfaitement vivace sous notre climat (zone 4). Ainsi, année après année, il produit une récolte sans demander de soins particuliers. L’oignon égyptien est donc un légume idéal pour les
amateurs de permaculture ! 

Cette plante potagère possède des tiges faisant environ 60 cm de hauteur à l’extrémité desquelles apparaissent en juillet des fleurs roses qui se transforment ensuite en bulbilles, qui peuvent elles aussi fleurir durant la même saison. On appelle aussi cette plante oignon marcheur, car si on ne récolte pas les petits oignons qui se forment au bout des tiges, ceux-ci font plier ces dernières sous leur poids et tombent au sol. Les bulbilles s’y enracinent alors, formant de nouvelles touffes à distance de la plante mère. Ainsi, l’oignon égyptien semble se déplacer – ou carrément marcher – dans le potager où on l’a planté. 

Humain entrain de planter un plant de persil
Photo courtoisie, Albert Mondor

L’oignon égyptien est très peu exigeant et peut s’accommoder de divers types de sols légers et bien drainés, exposés au plein soleil. Cette plante vivace est rustique jusqu’en zone 4, possiblement même en zone 3b avec une bonne couverture de neige.  

Topinambour 

Humain entrain de planter un plant de persil
Photo courtoisie

Le topinambour est une plante indigène du centre des États-Unis qui a été propagée au Canada par les peuples des Premières Nations. Lors de son premier voyage en Amérique, il semble que Samuel de Champlain avait découvert que les Autochtones du port de Nauset, au Massachusetts, cultivaient cette plante aux racines comestibles. Il y a maintenant près de cinq siècles que cette plante vivace robuste, proche parente du tournesol, s’est adaptée à notre climat nordique. 

Le topinambour produit à l’automne des fleurs jaunes portées par des tiges pouvant atteindre 2,50 mètres de hauteur. Toutefois, cette plante est davantage cultivée pour ses tubercules comestibles que pour sa floraison. En effet, avec leur délicieuse saveur rappelant un peu l’artichaut, les racines allongées du topinambour remplacent à merveille la pomme de terre. 

Cette plante étant particulièrement prolifique, on a tout intérêt à la planter dans un emplacement où elle pourra prendre ses aises. En milieu urbain, il est souhaitable de planter les tubercules de topinambour dans un large pot enfoui dans le sol ou de les ceinturer d’une bordure de métal afin d’éviter qu’ils n’envahissent tout l’espace disponible. À l’automne, on peut récolter jusqu’à trois kilos de tubercules de topinambour par mètre carré.  

Pomme de terre 

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Photo courtoisie, Donna

Étape par étape  

  1. Contrairement à la majorité des plantes potagères, les pommes de terre ne sont pas propagées par semences. Pour obtenir une récolte, vous devrez donc mettre des tubercules en terre. Vous pouvez évidemment planter des pommes de terre achetées au supermarché, mais soyez vigilants puisque celles-ci peuvent être porteuses de maladies et sont parfois traitées avec un produit qui inhibe le bourgeonnement. Vous pouvez aussi acheter des tubercules vendus par des grainetiers spécialisés. 
  2. Environ deux semaines avant la plantation à l’extérieur, placez les tubercules dans un endroit lumineux comme le comptoir de votre cuisine, par exemple, afin de les faire germer. Ensuite, vous pourrez les planter en pleine terre en mai, au moment où le pissenlit fleurit, ou en juin. Vous pouvez planter les petits tubercules directement dans le sol sans avoir à les couper. Toutefois, les tubercules plus gros – qui comprennent au moins un bourgeon – doivent être tranchés en morceaux qui ont la grosseur d’un œuf. N’oubliez pas d’enduire les plaies avec du soufre avant de planter vos tubercules. Les tubercules doivent être disposés à une profondeur d’environ 10 cm et être distancés de 30 cm. Laissez un peu plus de 60 cm entre les rangs. 
  3. Lorsque les plants auront atteint près de 30 cm de hauteur, rechaussez-les en plaçant de la terre sur la base des tiges de façon à créer un monticule qui maintiendra les tubercules à l’abri de la lumière. Sans cela, les tubercules risquent d’être exposés au soleil, de verdir et de contenir de la solanine, une substance toxique. 
  4. La pomme de terre affectionne les terres légères, profondes et riches, situées au plein soleil. Avant de planter, enrichissez les sols avec du compost. Évitez d’utiliser du fumier frais ou des engrais azotés qui favorisent le développement de la gale commune, une maladie qui affecte la pomme de terre. La récolte s’effectue généralement 80 à 90 jours après la mise en terre. Selon les cultivars, on peut récolter jusqu’à trois kilos de pommes de terre au mètre carré. 
  5. La pomme de terre est relativement facile à cultiver, mais elle a toutefois un ennemi qui peut causer bien des soucis aux jardiniers : le doryphore. La pomme de terre est très souvent la proie du doryphore, un insecte à carapace noire rayée de jaune. Cette bestiole mange les feuilles des pommes de terre. 
  6. Le meilleur moyen de protéger les plants de pommes de terre des attaques du doryphore est de les cultiver sous un agrotextile. Comme cette toile est très légère et qu’elle lève au fur et à mesure que les plantes croissent, il n’est pas absolument nécessaire d’installer les piquets ou des arceaux pour la surélever.  
  7. Évitez également de planter vos pommes de terre en rangs ou en massifs pour ne pas concentrer l’odeur de cette plante, ce qui la rendra ainsi moins facilement détectable par le doryphore. Plantez plutôt les pommes de terre çà et là à travers les autres plantations afin de diluer leur odeur.