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La Caisse a déjà investi le tiers des 4 milliards $ prévus pour la relance

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En un mois et demi, la Caisse de dépôt et placement du Québec a trouvé des occasions d’investissement pour le tiers de l’enveloppe de 4 milliards de dollars qu’elle a mise à la disposition des entreprises québécoises touchées par la crise. 

« Environ le tiers de l’enveloppe est déjà réservé pour des investissements immédiats ou en prévision de besoins identifiés dans un avenir prévisible, à moyen ou long terme », a indiqué hier au Journal un porte-parole de l’institution, Maxime Chagnon. 

De cette somme de quelque 1,3 milliard de dollars, environ 40 % sont allés à Bombardier, qui a reçu un investissement de 544 millions de dollars de la Caisse pour se renflouer. 

Parmi les autres entreprises québécoises qui ont obtenu des fonds de la Caisse depuis le 30 mars, on compte le Cirque du Soleil (environ 14 millions de dollars) et l’exploitant de l’application de voyage Hopper (somme inconnue). 

« Notre enveloppe est disponible pour minimalement 18 mois et nous savons que des solutions de financement qui pourraient ne pas convenir dans l’immédiat pourraient être utilisées plus tard, a précisé M. Chagnon. De nombreuses entreprises sont toujours à évaluer les effets de la présente crise. » 

Investissement Québec s’active 

De son côté, Investissement Québec a reçu, jusqu’ici, des demandes de financement provenant de plus de 500 entreprises en lien avec la pandémie. La valeur cumulée des besoins exprimés dépasse les 2,4 milliards de dollars. 

« Les demandes proviennent d’entreprises de toutes les régions du Québec et de tous les secteurs d’activité, notamment du commerce de détail et des services divers », a indiqué Jean-Pierre D’Auteuil, porte-parole du ministère de l’Économie et de l’Innovation. 

Le Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE) est financé par le ministère de l’Économie, mais géré par Investissement Québec. 

Jusqu’ici, l’aide octroyée dans le cadre du PACTE a surtout pris la forme de garanties de prêts. 

Le gouvernement québécois refuse pour l’instant de dévoiler les entreprises qui en bénéficient.