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La déception Plante

GEN-COVID-19
Photo Agence QMI, Joël Lemay Elle est où, madame Plante, depuis le début de cette pandémie ? Où est son leadership ?

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Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui a trait à la gestion de crise de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, je me serais attendue à mieux. Beaucoup mieux. 

Croyez-moi, ça ne me fait pas plaisir d’écrire cela. Surtout que Valérie Plante répète à qui veut l’entendre que si les médias sont durs avec elle, c’est parce qu’elle est une femme. 

Je dirai seulement que je suis habituellement fan de la mairesse. Je trouve qu’il se brasse des affaires intéressantes à l’hôtel de ville depuis qu’elle a succédé à Denis Coderre. 

Logements sociaux, virage vert, voilà des tangentes qui me plaisent. Valérie Plante apporte autre chose, et ce vent nouveau fait du bien à Montréal. 

Une plante verte 

C’était mes fleurs pour madame Plante, voici maintenant le pot. 

Depuis le début de la crise, la mairesse s’est faite discrète. Sauf en ce qui concerne la fermeture des frontières et la gestion de l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, elle n’a jamais trop élevé la voix. 

Ses conférences de presse sont décevantes. Le ton n’est pas celui d’une mairesse à la tête d’une ville dont certains secteurs sont aux prises avec une véritable crise humanitaire. 

J’ai eu un peu d’espoir, la semaine dernière, lorsqu’au point de presse provincial, elle s’est avancée au micro pour ne finalement nous gracier que d’un bref mot de présentation. On aurait dit qu’elle s’en venait présenter un prix, pas nous donner l’heure juste sur la situation préoccupante de SA ville. 

Et encore hier, alors que le premier ministre, François Legault, était de passage à Montréal pour faire le point sur ce qui se passe dans la métropole, la performance de Plante a été décevante. Fallait la voir, sourire aux lèvres, jaboter comme une étudiante qui se présente aux élections scolaires et qui espère l’emporter en promettant une limonade rose à tout le monde. 

Mais où est la mairesse ? 

Il est clair que la crise de la COVID-19 est un combat qui relève du provincial. Mais me semble que Valérie Plante devrait tout de même se montrer plus visible, aller davantage sur le terrain et montrer qu’elle a la situation en main en talonnant le gouvernement Legault. 

Rappelez-vous le maire Rudolph Giuliani lors des attentats du 11 septembre à New York. Il était PARTOUT. Tellement qu’on l’a surnommé le maire de l’Amérique. 

Même affaire en ce qui concerne Michael Bloomberg, lors du passage de l’ouragan Sandy, en 2012. 

Plus près de nous, et même si ce n’est pas une mairesse, Geneviève Guilbault a été impeccable lors des inondations de 2019. Elle était là, avec les sinistrés. 

Elle est où, madame Plante, depuis le début de cette pandémie ? Où est son leadership ? 

Louise Harel a déjà dit qu’un des défis de Valérie Plante serait de développer une relation de cœur avec les Montréalais. Et si je me fie à ce que je vois en ce moment, ce n’est pas près d’arriver.