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Grand Montréal : plusieurs parents déçus que l’école ne recommence pas

Certains s’inquiètent pour le développement de leur enfant, d’autres sont «à bout»

école coronavirus
Photo courtoisie, Guerlaine Guerrier Maïna Nappatuk est allée récupérer ses effets scolaires à l’école Fleur-à-Vie de Laval. Sa mère déplore une fin d’année inhumaine pour les enfants qui, comme sa fille, terminaient leur primaire cette année et commenceront leur secondaire dans l’incertitude.

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La déception et le découragement étaient palpables chez plusieurs parents du grand Montréal qui ont appris hier que leurs enfants ne retourneraient pas à l’école primaire d’ici la fin de l’année scolaire en raison de la COVID-19.  

« Je suis déçue. [...] C’est surtout pour mon fils que je trouve ça plate », déclare Pénélope Jolicœur, mère de Léonard, 8 ans, qui est en mode télétravail à temps plein depuis le début de la crise.  

Résidente du Plateau-Mont-Royal, à Montréal, elle s’inquiète pour son fils qui n’a pas eu de contact avec d’autres enfants de son âge depuis le 13 mars dernier, quand le gouvernement a pris la décision de fermer les écoles en raison du coronavirus.  

Hier, Québec a décidé de reporter la reprise des écoles primaires dans la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) à la prochaine rentrée, qui aura lieu à la fin du mois d’août, car la pandémie cause encore bien des maux de tête dans la métropole.  

« Ce n’est pas humain comme fin d’année », déplore Guerlaine Guerrier, dont la fille, Maïna Nappatuk, termine sa 6e année à l’école Fleur-de-Vie de Laval.  

« Après sept ans de vie dans cette école, elle ne pourra pas dire au revoir à ses professeurs ni à ses amis. On est allés récupérer ses choses à l’extérieur de l’école en criant son nom pour qu’on nous apporte le tout dans un sac de poubelle. Et en plus, on nous dit qu’elle commencera probablement le secondaire à distance. Qui la préparera pour ça ? » ajoute la mère de l’enfant de 11 ans.  

Parents « à bout »  

Parmi les parents interrogés par Le Journal hier, certains commencent à en avoir plein les bras de devoir conjuguer le télétravail à plein temps avec les activités scolaires de leur enfant.  

Plusieurs hésitent cependant à parler de cet aspect publiquement par crainte de se faire juger.  

« Ce n’est pas toujours facile de lui demander de s’occuper seul pendant une heure et demie parce que j’ai une réunion en visioconférence [...] On n’a pas de balcon, pas de cour. Je l’emmène au parc pour jouer au ballon et au badminton, mais on fait vite le tour », confie Mme Jolicœur.  

Pas d’aide 

« Le confinement, c’est quelque chose. Sans aide d’aucun membre de la famille. Ce n’est pas facile. [...] Surtout qu’il n’y a pas vraiment de possibilité d’activités », dit Nanci Saviskas, une mère monoparentale de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, dont les quatre enfants sont âgés de 3 à 7 ans.  

Du côté de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, on est soulagé par cette annonce.  

Sa présidente, Catherine Beauvais-St-Pierre, souligne que les enseignants auront désormais plus de temps pour organiser une rentrée plus sécuritaire.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.