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Soccer: un retour très progressif

Soccer Québec dévoile un plan de reprise des activités en cinq phases

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Photo d'archives Soccer Québec compte sur 170 000 joueurs et joueuses à travers la province en temps normal.

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La ministre déléguée au sport, Isabelle Charest, a dévoilé son plan de relance des activités sportives individuelles cette semaine, mais rien n’est encore prévu pour les sports d’équipe.

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Malgré cela, les fédérations québécoises se préparent pour le jour où leurs membres pourront enfin reprendre leur activité sportive préférée.

C’est le cas de Soccer Québec qui a dévoilé jeudi son document de relance se déclinant en cinq phases et ne comportant aucune date de reprise pour le moment.

Dans la première phase, on va surtout implanter de nouvelles habitudes sanitaires. Dans la seconde, on permettra le jeu avec un certain contact au sein du même club.

À compter de la troisième phase, les groupes ne seront plus fixes et les joueurs pourront disputer des matchs compétitifs au sein de la même association. Lors de la phase quatre, des matchs compétitifs entre clubs d’une même région seront autorisés et la phase cinq correspondra au retour à la normale.

« Comme on ne sait pas grand-chose en termes de temps, on a établi un plan très flexible. On pourra sauter des étapes ou même revenir en arrière s’il le faut. On veut d’abord démontrer qu’on peut respecter les consignes dans un environnement sécuritaire », explique le directeur général de Soccer Québec, Mathieu Chamberland.

Plan

Il est à noter que certaines phases pourraient être escamotées et que les clubs pourront amorcer leurs activités à partir de la phase qui correspond le mieux à ses besoins, pourvu que la phase ait été approuvée par Soccer Québec.

D’ailleurs, chaque club et association devra soumettre un plan d’organisation qui devra être approuvé par
Soccer Québec.

« La phase un, on la prend comme une opportunité de développer d’autres types d’habileté, note M. Chamberland. Le travail par atelier est quelque chose qu’on voulait implanter, mais il a fallu l’adapter à la réalité COVID. »

Certains seront peut-être rebutés par le manque de compétitivité dans les phases initiales, mais Chamberland y voit plutôt une occasion.

« Il y a moyen d’offrir un contexte compétitif même en faisant des petites compétitions. C’est peut-être aussi une belle occasion d’enrôler les jeunes dans le sport.

« C’est carrément dénaturer le sport. Il y a donc eu des frictions, concède-t-il, mais il vaut mieux garder certains aspects et adapter notre offre. » 

Comme aucune date de retour au jeu n’est prévue pour le moment, les inscriptions stagnent.

« On est à 40 % du membership de l’an passé. Les inscriptions sont à l’arrêt », admet Mathieu Chamberland qui espère une relance des inscriptions quand un calendrier sera connu.

Craintes

La situation exerce une forte pression financière sur les clubs et associations et il y a des craintes.

« On a des inquiétudes pour les clubs. Certains avaient de bons fonds de roulement, et pour d’autres, c’était plus difficile. Ce sont des OBNL, qui n’ont pas pour objectif de faire de l’argent.

« Sans parler de fonds de prévoyance, on va voir comment on va pouvoir les aider et on va surtout se concentrer sur les activités essentielles », explique le directeur général de Soccer Québec.

Certains parents se demandent par ailleurs ce qu’il adviendra des frais d’inscription puisque la saison sera fort probablement tronquée.

« C’est à la discrétion de chaque club. Il y en a  plus de 220 au Québec, souligne Chamberland. Ce que je vois, c’est qu’on invite les gens à la patience, et quand tout sera plus clair, des décisions seront prises. Il faut privilégier une communication saine. »