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Un Montréalais pris à l’autre bout du monde construit un camp de fortune

Un bénévole et ses quatre collègues ne savent pas quand ils pourront rentrer à la maison

Jungle Tshongo
Photo courtoisie Jungle Tshongo et son groupe ont construit un camp à l'aide de matériaux recyclés. Ici on voit un radeau de fortune.

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S’ils ne craignent pas d’attraper la COVID-19, un bénévole montréalais et ses quatre camarades pris sur une île quasi déserte au sud du Myanmar ont dû faire preuve d’imagination pour se construire un camp de fortune recyclé en attendant de pouvoir retourner chez eux.

Le groupe doit utiliser les provisions qui restent avec parcimonie, au risque de manquer de vivres bientôt.

« Le plus gros problème, c’est que les frontières sont fermées, explique Jungle Tshongo, 46 ans. Nous sommes confinés sur l’île et il n’y a pas de déplacement possible pour les étrangers à travers le pays. Il nous faut donc faire très attention avec les provisions et les ressources, parce que les bateaux qui les apportent ne passent pas fréquemment ».

Le volontaire montréalais est arrivé sur l’île de Kyun Pila au début du mois de janvier, dans le but d’aider à rétablir des bancs de coraux endommagés à cause des déchets jetés dans l’eau. L’organisme Ocean Quest Global a obtenu un mandat de quatre ans pour aider le centre de villégiature de l’île à devenir écologique et autosuffisant.

Un camp recyclé

Avec la fermeture des frontières de plusieurs pays, les cinq volontaires ont vite constaté qu’ils ne seraient pas en mesure de retourner chez eux comme prévu.

Au lieu de cela, ils ont mis la main à la pâte pour nettoyer les rives et se construire un camp de fortune en recyclant les déchets pris à même l’océan Indien.

« On essaie vraiment de réutiliser tous les déchets, il y en a énormément sur le bord de l’eau. C’est à la fois impressionnant et triste de voir ce qu’on peut ramasser chaque jour », rapporte le Montréalais.

Hutte et cuisine de fortune

Jungle Tshongo
Photo courtoisie

À l’aide de bambous, de filets de plastique et d’autres déchets plus rigides tirés de l’eau, les deux femmes et les trois hommes ont construit des huttes en forme de dôme, une cuisine, une douche et des radeaux.

Jungle Tshongo
Photo courtoisie

S’ils ne craignent pas d’attraper le virus sur la petite île, les cinq voyageurs ne savent pas quand ils pourront retourner chez eux, puisque les vols domestiques et internationaux sont toujours annulés.

« Il n’y a pas beaucoup d’habitants ici. Et quand les bateaux viennent, toute la marchandise est désinfectée, alors on n’est pas trop inquiets, explique-t-il. Le problème, c’est qu’on ne sait pas quand les pays rouvriront leurs frontières. »

Or, en raison de la saison des moussons qui arrive à grands pas, le centre de villégiature où les volontaires allaient laver leurs vêtements et se doucher est désormais fermé, et l’accès leur est limité.

En attendant, l’équipe essaie de se concentrer sur le positif.

« Nous continuons notre travail. Notre passion pour l’environnement et notre curiosité sont plus que choyées. Je découvre la jungle et les mangroves, du cochon sauvage au paresseux pygmée. Puisqu’il n’y a pas de bateau, la mer est d’un calme plat et c’est tout simplement beau », conclut-il.

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