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La course aux remèdes: la communauté scientifique en pleine effervescence

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Sur tous les continents, les chercheurs s’activent et retournent pratiquement toutes les pierres pour mettre au pas le nouveau coronavirus le plus vite possible. Chaque jour apporte son lot de découvertes ou de nouvelles pistes et, comme vous pourrez le constater dans cette page, certains scientifiques ne manquent pas de créativité. 

• À lire aussi: COVID-19: notre bilan mensuel de la recherche

Les lamas, nos sauveurs ? 

 

Winter, une femelle lama de quatre ans qui vit sur une ferme de recherche en Belgique, fait l’objet d’une immense attention médiatique depuis quelques jours. 

La bête avait été mise à contribution pour la science en 2016 dans le cadre d’une étude inachevée sur le virus causant le SRAS. Winter pouvait produire des anticorps à première vue efficaces contre ce virus à l’origine d’une épidémie mortelle au début des années 2000. 

Depuis janvier, les travaux ont repris et laissent penser que ces anticorps peuvent également neutraliser le SARS-CoV-2, qui provoque la COVID-19. 

Cela dit, il reste plusieurs étapes à franchir pour prouver l’efficacité de ce traitement. Des essais précliniques devraient commencer d’ici quelques semaines sur des hamsters, après quoi d’autres essais sont prévus sur des primates et, finalement, sur les humains.  

L’ivermectine : Trop tôt pour célébrer 

Photo AFP

Des chercheurs américains estiment à leur tour que l’ivermectine, cette molécule efficace contre les poux et la gale, a beaucoup de potentiel pour lutter contre la COVID-19. 

Le taux de mortalité chez les patients déclarés positifs – qui avaient déjà reçu ce médicament antiparasitaire – est nettement inférieur par rapport à ceux qui n’en avaient pas reçu. 

Leur méthodologie fait cependant l’objet de critiques et les résultats de leur étude n’ont pas encore été publiés ni validés par leurs pairs. 

Début avril, une première étude australienne avait démontré l’efficacité redoutable de l’ivermectine pour tuer le virus en 48 heures, lors d’un essai in vitro. 

Sylvie Bouchard, de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), invite à la prudence. 

« Les doses utilisées, même in vitro, semblent supérieures à ce qui est approuvé par la Food and Drug Administration (FDA). Peut-être que ça prend des doses de cheval pour tuer ce virus-là. Il n’y a aucune donnée actuellement. » 

— Jean-Luc Lavallée  

Un composé de la réglisse à l’étude 

En Chine, des chercheurs affirment qu’un composé que l’on retrouve dans les racines de réglisse montre du potentiel pour traiter la COVID-19. 

Lors d’essais cliniques, la liquiritine aurait empêché la réplication rapide de la souche virale dans les cellules de singes, selon les informations du quotidien britannique Mirror, qui souligne toutefois que les propriétés médicinales de la liquiritine ne font pas consensus dans la communauté scientifique. 

Quant aux suppléments naturels et alimentaires à base de plantes comme la réglisse, l’échinacée et le curcuma, leur consommation n’est pas recommandée si l’on est infecté par la COVID-19, avertit de son côté l’Agence nationale de sécurité sanitaire en France. 

En effet, ils « peuvent perturber les défenses naturelles de l’organisme », notamment les mécanismes de défense inflammatoires, selon ces experts.  

L’intelligence artificielle à la rescousse 

Pour pallier la difficulté de dépister à grande échelle la population et mieux suivre la propagation du virus, des scientifiques du Royaume-Uni et des États-Unis ont développé une application pour téléphones intelligents, baptisée simplement « COVID Symptom Study », capable de prédire avec une précision étonnante de près de 80 % si ses utilisateurs sont susceptibles d’avoir attrapé la COVID-19. 

Il n’est pas question ici de géolocaliser les utilisateurs, mais bien de prendre une minute, chaque jour, pour répondre individuellement à quelques questions simples sur son état de santé et la présence ou non de certains symptômes clés comme la perte de l’odorat et du goût, une toux persistante, une fatigue intense ou une tendance à sauter des repas. 

Quelque 2,5 millions de personnes l’ont téléchargé en moins d’un mois. 

Ce qu’en pense le doc Béliveau  

Autres approches 

Il est de plus en plus évident que ce coronavirus n’est pas un virus respiratoire comme les autres. En plus des poumons, le virus touche une foule d’organes différents, ce qui rend très difficile le traitement conventionnel de l’infection. En utilisant une panoplie d’approches originales, on améliore les probabilités de découvrir de nouveaux agents thérapeutiques capables de réduire la mortalité associée à ce virus. L’imagination fait partie intégrante du processus de la découverte scientifique en recherche, comme en témoignent ces différentes approches.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.