/opinion/columnists
Navigation

Les bulles de confinement

Coup d'oeil sur cet article

Dans leurs directives à la population, les autorités de santé publique de la Saskatchewan et du Nouveau-Brunswick proposent aux citoyens de se créer une bulle de confinement.

Il s’agit de permettre aux membres de deux ménages qui seraient mutuellement exclusifs et qui respecteraient les autres règles de distanciation de se côtoyer comme s’ils habitaient la même adresse. On pourrait ainsi se joindre à un autre couple avec qui on s’adonne bien, avec ses parents qui pourraient garder les enfants ou avec un ami de cœur qui habiterait un autre logis.

Plus endurable 

Au Québec, François Legault et Horacio Arruda ont reconnu la légitimité de la pratique, en blaguant qu’il était quand même préférable de s’en tenir à une seule conjointe par les temps qui courent. Néanmoins, les directives de santé publique proscrivent de pouvoir se réunir à l’intérieur avec des gens habitant une adresse différente, et certaines personnes ont reçu des amendes salées dans des municipalités où la police est plus zélée.

Il ne s’agit pas de permettre aux gens de tenir des partys ou d’inviter les gens à multiplier les « amis de confinement » en série au rythme où va Tinder. Il s’agit de permettre aux gens de continuer à vivre avec ceux qui font déjà partie de leur quotidien, pour faciliter leur organisation ou simplement rendre le quotidien plus endurable.

Pas plus avancés 

La direction de santé publique devrait y voir et clarifier cet aspect, parce que déjà, l’été s’en vient et de plus en plus de gens présument qu’il sera possible de louer un chalet à deux couples ou d’envoyer les enfants chez leurs grands-parents. Ça s’organise présentement.

On peut bien énoncer des directives pour limiter la pandémie, mais si les gens ne peuvent tout simplement les appliquer, notamment parce qu’elles ne leur sont pas supportables, on ne sera pas plus avancés.