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Pascal Dupuis a trouvé sa voie

L’ex-joueur de la LNH travaillera dans l’organisation des Cataractes de Shawinigan

Quebec
Photo d’archives,Stevens LeBlanc Pascal Dupuis est demeuré très engagé dans le hockey mineur, notamment avec son fils Kody (96 sur la photo). Les deux ont remporté le Tournoi international de hockey pee-wee dans la classe scolaire, en 2019.

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Retraité depuis décembre 2015, Pascal Dupuis n’a jamais quitté le hockey. Engagé depuis plusieurs années dans le hockey mineur, avec son fils Kody, il a maintenant l’intention de franchir une autre étape vers ce qui pourrait fort bien être son après-carrière. Et ce ne sera pas en tant qu’entraîneur.

Le 9 mai dernier, les Cataractes de Shawinigan ont annoncé que Dupuis devenait non seulement coactionnaire de l’équipe, mais qu’il se joignait également à son personnel hockey en secondant le directeur-général Martin Mondou ainsi que son adjoint et recruteur-chef, Mario Carrière.

Dupuis savait déjà depuis longtemps qu’après sa carrière de joueur, il continuerait à s’impliquer dans le monde du hockey.

Après quelques saisons à diriger son fils, ainsi qu’un bref passage dans les médias, l’ancien partenaire de trio de Sidney Crosby a compris que ni un poste d’entraîneur-chef au prochain niveau ni un rôle régulier dans les médias n’était l’avenue qu’il voulait emprunter pour son après-carrière.

« Je me suis rendu compte, et ça n’a pas été trop long, que le rôle d’entraîneur est demandant et consiste à passer plusieurs heures devant un ordinateur à découper des séquences vidéo et ce n’est pas fait pour moi. Je préfère être sur le terrain », mentionne-t-il.

Laisser son fils jouer

Dupuis croit aussi qu’il était temps pour lui de laisser son fils de 14 ans, Kody, voler de ses propres ailes. 

« Il va faire ses propres choses. Je préfère qu’il soit dirigé par quelqu’un d’autre que moi. Je vais demeurer impliqué en tant qu’adjoint, mais je ne serai pas derrière le banc. Je sais qu’il a un certain talent, mais si le père est toujours derrière le banc, ça peut le brimer. Je vais me tasser un peu », mentionne-t-il à propos de son fils qui, il y a deux ans, avait fait partie de notre palmarès des meilleurs joueurs de hockey pee-wee au Québec.

Maintenant, Dupuis se met en mode apprentissage. Évidemment, ses connaissances de hockey acquises au fil de ses 15 saisons dans la LNH lui serviront, mais il avoue qu’il lui en reste beaucoup à apprendre sur la portion gestion du hockey.

« Comme j’ai dit à Martin (Mondou), je sais comment patiner, je sais comment faire une sortie de zone. Par contre, je ne connais pas la poutine. Je m’en vais à l’école et je veux apprendre ce côté-là. J’ai été à l’écart du jeu souvent lors de mes trois dernières saisons et j’étais souvent sur la passerelle avec le directeur général (Jim Rutherford). Bill Guérin m’a aussi beaucoup aidé, il m’expliquait comment ça marchait. Tout ça m’intéresse beaucoup. »

La définition de tâche de Dupuis n’est pas encore coulée dans le béton, mais à partir de la prochaine saison, il sera assurément impliqué dans le recrutement.

Recrutement

C’est qu’il a aussi accepté le poste de directeur général adjoint du Phénix d’Esther-Blondin de la Ligue midget AAA.

Ces fonctions feront en sorte qu’il aura l’occasion de voir et connaître les joueurs de ce circuit admissibles au repêchage de la LHJMQ.

Un mariage naturel avec les Cataractes

Les Cataractes se voulaient le mariage parfait pour Pascal Dupuis. Non seulement a-t-il connu ses meilleures années juniors à Shawinigan, mais le directeur général de l’équipe, Martin Mondou, est aussi un ami de longue date.

Dupuis et Mondou ont fait connaissance lorsque le premier a été échangé des Huskies de Rouyn-Noranda aux Cataractes lors de la saison 1997-1998.

« C’est de lui que j’ai acheté mes premières voitures, rigole Dupuis. On est toujours demeurés en contact. Quand je jouais, c’était plus difficile de se voir, mais on essayait de le faire une fois par année. »

« Je pense que j’ai été son premier ami shawiniganais », de renchérir Mondou, qui, de 1997 à 2001, était responsable du marketing pour les Cataractes. « Je faisais mes débuts dans l’organisation, et nous sommes rapidement devenus amis. On est ensuite toujours restés connectés. Même dans sa carrière de joueur, on se parlait souvent de hockey, on échangeait des idées, et je lui demandais des conseils. Dans certaines nouvelles situations que j’ai eu à vivre en tant que directeur général, j’aimais aller chercher son opinion puisqu’il a joué la game. »

Homme courtisé

Mondou se réjouit d’ailleurs de l’ajout de Dupuis non seulement à son équipe hockey, mais aussi à celle d’actionnaires, puisqu’il le courtisait depuis un moment déjà pour qu’il s’y joigne. Ce dernier préférait attendre la fin de sa carrière de joueur avant de se lancer dans l’aventure.

« Pascal est un gars très humain. C’est important pour lui, quand il fait quelque chose, d’être investi. Aussi, d’arriver en tant qu’actionnaire et d’injecter de l’argent dans la concession est une bonne nouvelle dans les circonstances actuelles. Déjà, il aide son équipe. »

Épauler les entraîneurs

Sur le plan hockey, Mondou croit que l’expérience de Dupuis permet d’ajouter une facette que lui-même n’apporte pas.

« Plusieurs personnes pensent que je m’implique dans le coaching, mais ce n’est pas le cas. J’aime m’impliquer dans le recrutement. Je pense que Pascal pourra être un gars sur qui les entraîneurs vont se fier pour l’aspect technique du hockey. »

En 146 matchs répartis sur deux saisons et demie dans l’uniforme des Cataractes, Dupuis a inscrit 195 points. L’organisation a retiré son chandail no 16 en 2017.