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La levée des barrages fait peur en région

Des élus demandent aux visiteurs de se mettre en quarantaine durant 14 jours

barrage policier Saint Tite des Caps
Photo Simon Clark Le barrage routier à Saint-Tite-des-Caps, entre Québec et Charlevoix, la semaine dernière. Il fait partie des barrages qui ont été levés lundi.

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La suppression des barrages routiers au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie alimente les inquiétudes de voir le virus gagner du terrain. Des voix s’élèvent pour que les visiteurs se soumettent à une quarantaine, comme l’ont précédemment réclamé d’autres régions déconfinées. 

Depuis lundi, les points de contrôle de la Sûreté du Québec ont disparu à l’entrée de ces régions. Il en va de même pour la région de Charlevoix et, plus à l’ouest, pour le territoire de la Ville de Gatineau et de la MRC des Collines-de-l’Outaouais, contiguë avec l’Ontario. 

barrage policier Saint Tite des Caps
Capture d'écran, TVA Nouvelles

Même si, en théorie, les déplacements non essentiels sont toujours proscrits, des maires ne se font pas d’illusions. «La notion d’essentiel fluctue selon à qui tu t’adresses», lance Michel Lagacé, président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent. 

Encore vendredi, 17 des 18 élus de ce regroupement, préoccupés entre autres par la vulnérabilité du réseau de la santé, demandaient au gouvernement de retarder sa décision. 

Legault rassurant 

M. Lagacé estime que les visiteurs devraient se soumettre volontairement à un isolement préventif et, pourquoi pas, encourager l’économie locale en faisant livrer leur épicerie et leurs repas. 

«C’est assurément quelque chose qui serait très apprécié par les populations locales. Ce serait une façon de se dire mutuellement merci», pense-t-il. 

barrage policier Saint Tite des Caps
Capture d'écran, TVA Nouvelles

En réponse à ces préoccupations exprimées au Bas-Saint-Laurent, le premier ministre, François Legault, a estimé «qu’à partir du moment où les déplacements se font juste pour des raisons nécessaires, essentielles, je pense que c’est un risque qui est acceptable». 

Il ne faudrait pas non plus craindre les visiteurs de Montréal puisque la situation est maintenant «plus sous contrôle» dans la métropole, a-t-il déclaré. 

Le déconfinement pose cependant d’autres enjeux dans des petits villages comme celui de Murdochville, 650 âmes, en Gaspésie. Michel Pelletier, propriétaire de la seule épicerie de cette municipalité, exige de ses clients, depuis lundi, le port du masque. Il veut éviter à tout prix une éclosion dans son établissement, ce qui priverait la communauté d’un service essentiel. 

«Si jamais un employé ici devait attraper ce virus-là, bien [...] on travaille tous ensemble, donc automatiquement, on tombe tous en quarantaine», souligne-t-il, tout en précisant qu’il comprend et «respecte» la décision de mettre fin aux contrôles policiers. 

barrage policier Saint Tite des Caps
Capture d'écran, TVA Nouvelles

Charlevoix 

Dans la région de Charlevoix, le retrait des barrages a reçu des échos plus positifs. Michel Couturier, maire de La Malbaie, fait valoir que la population a maintenant bien assimilé les consignes d’hygiène et de distanciation. 

«Je pense qu’on a beaucoup évolué en l’espace d’un mois et demi», plaide-t-il. 

Encore des restrictions 

 Le contrôle des déplacements prendra fin le 31 mai pour la région de la Côte-Nord, sauf pour les MRC de la Minganie et du Golfe-du-Saint-Laurent (Basse-Côte-Nord) 

Un plan de réouverture sera présenté «plus tard» pour les régions suivantes:   

  • MRC de la Minganie et MRC du Golfe-du-Saint-Laurent (Basse-Côte-Nord) 
  • Nord-du-Québec 
  • Nunavik 
  • Terres-Cries-de-la-Baie-James  

  

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.