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Un test sanguin pour savoir si votre enfant est à risque

Positive test result by using rapid test device for COVID-19, novel coronavirus 2019 found in Wuhan, China
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Votre enfant est-il à risque de développer la maladie inflammatoire de Kawasaki dont un lien semble se dessiner avec la COVID-19? Des chercheurs croient qu’il est possible d’obtenir la réponse par un test sanguin.

C’est du moins ce qu’avancent des scientifiques de l'Imperial College de Londres qui ont analysé le sang d'enfants présentant des formes graves de la maladie Kawasaki, rapporte la chaine de télévision française BFMTV.

La maladie de Kawasaki provoque une inflammation des parois des vaisseaux sanguins qui peut se manifester de plusieurs façons soit par une «atteinte cutanée, une conjonctivite, des ganglions et surtout de la fièvre pendant plus de cinq jours», a expliqué le professeur Stéphane Dauger à BFMTV.

Le chef de service de réanimation pédiatrique de l'hôpital Robert-Debré de Paris ajoute que dans certains cas, les enfants malades peuvent aussi présenter une atteinte cardiaque. «Ce syndrome peut se compliquer d'anévrismes coronaires dans 25 à 30% des cas», précise Stéphane Dauger.

Cinq composants sanguins

Les chercheurs britanniques ont observé des niveaux élevés de cinq composants sanguins chez les jeunes patients atteints de la maladie de Kawasaki soit la ferritine, la protéine C-réactive, la troponine, le peptide natriurétique de type B (BNP) et les D-dimères.

«Nous avons observé que ces marqueurs sont présents chez les patients gravement atteints de la maladie de Kawasaki, et qu'ils atteignent des niveaux inférieurs chez ceux présentant une forme plus 'normale», a déclaré au Guardian Michael Levin, professeur de pédiatrie et de santé internationale des enfants à l'Imperial College de Londres.

«Nous pensons qu'ils peuvent nous aider à détecter quels enfants risquent de développer une insuffisance cardiaque nécessitant un transfert en soins intensifs», a-t-il ajouté.

L’hypothèse des chercheurs britanniques devra être confirmée par une étude plus étendue qui est actuellement menée en collaboration avec différents hôpitaux européens où d'importantes quantités d'échantillons sanguins chez les enfants présentant une forme grave de la maladie de Kawasaki sont collectées.

Des cas en Europe et aux États-Unis

L’OMS a indiqué vendredi étudier un possible lien entre la maladie COVID-19 et la maladie de Kawasaki, rapportait AFP.

La maladie intrigue les autorités sanitaires de plusieurs pays depuis deux semaines, alors même que les enfants ne sont que très peu atteints par les formes graves de la COVID-19.

Après une première alerte au Royaume-Uni fin avril, des cas similaires ont été signalés à New York, en Italie ou en Espagne.

Les morts infantiles sont extrêmement rares, avec seulement un enfant de cinq ans à New York et un adolescent de 14 ans à Londres. Un premier cas mortel a été rapporté vendredi en France, il s’agit d’un garçon de 9 ans.

- Avec l’Agence France-Presse

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