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La pandémie aurait rendu le tueur de Portapique paranoïaque

La pandémie aurait rendu le tueur de Portapique paranoïaque
Photo AFP

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Le tueur responsable de la pire fusillade de l'histoire du Canada serait devenu paranoïaque en raison de la pandémie de COVID-19, apprend-on dans des mandats de perquisition hautement caviardés de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui ont été dévoilés mardi.   

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Tard en soirée, le 18 avril dernier, un denturologiste de 51 ans a amorcé une cavale meurtrière à Portapique qui s'est échelonnée sur 13 heures, au cours de laquelle 22 innocentes victimes ont perdu la vie, incluant une policière.   

Or, un témoin non nommé interrogé par la police a décrit le tueur comme étant un homme «très perturbé» qui aurait subi de graves abus alors qu'il était enfant. à

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«Le tueur était paranoïaque à propos de la pandémie», peut-on lire dans les mandats de perquisition qui évoquent aussi une «dépression nerveuse». Il aimait également se déguiser en policier et jouer le rôle d'un agent et parlait régulièrement des armes à feu qu'il possédait, est-il détaillé.   

Aucun détail supplémentaire n'a toutefois été rendu public sur l'état mental présumé du tueur.   

Par ailleurs, la GRC a révélé que le tireur était en possession de cinq armes à feu lorsqu'il a été rattrapé et abattu sur le terrain d'une station-service. Une perquisition menée dans son véhicule a permis de mettre la main sur deux armes longues, deux pistolets et sur l'arme de service de l'agente Heidi Stevenson, abattue au cours de la cavale du meurtrier. Des boîtes de munitions ont aussi été trouvées dans le véhicule.   

Le tueur a amorcé sa virée meurtrière après une dispute avec sa petite amie, au cours de laquelle il l'a violentée et confinée dans l'ancienne voiture de police à bord de laquelle il s'est déplacé pendant pratiquement toute la durée de sa cavale.   

La femme, qui n'est pas nommée, «a vu le tueur verser de l'accélérant sur le cottage (220, Portapique Beach Road) et l'entrepôt et a remarqué qu'il y avait plusieurs armes sur le siège avant de l'ancienne voiture de police. [Elle] a réussi à s'échapper [...] et à courir vers le bois, où elle s'est cachée jusqu'au petit matin», peut-on lire dans les documents judiciaires.