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«Les Sapiens»: Geneviève Schmidt métamorphosée en Chef Rockette!

«Les Sapiens»: Geneviève Schmidt métamorphosée en Chef Rockette!
PHOTO COURTOISIE/ICI Radio-Canada Télé

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Avant de plonger dans l’univers préhistorique et comique de l’émission «Les Sapiens» en 2018, Geneviève Schmidt n’avait encore jamais fait de télé jeunesse. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas réalisé les choses à moitié avec son personnage de Chef Rockette, la leader du clan des Roc.  

Grâce à des «costumes et perruques pas possibles», la comédienne s’est métamorphosée avec joie sur le plateau de Radio-Canada. «Quel début, quel personnage! reconnaît Geneviève Schmidt. Il y a des gens de tous les âges qui écoutent “Les Sapiens”. C’est super.»  

Pour les parents aussi  

Son rôle a bien pris forme après une courte adaptation devant les caméras. «Honnêtement, ça m’a pris quelques épisodes à la comprendre et à ne pas vouloir être trop amère. Je ne voulais pas qu’on représente l’image de la maman tout le temps frustrée ou fâchée. Je me suis dit : “on va la faire gaffeuse et plus bébé que ses propres enfants”».  

Pour «Les Sapiens», Geneviève Schmidt n’avait pas besoin d’être exagérément expressive, comme on peut parfois voir dans les productions pour enfants. Car les aventures loufoques qu’on y présente sont aussi destinées aux adultes. «On ne voulait pas trop jouer le côté enfantin; on voulait aussi que le son ne tombe pas sur les nerfs des parents, qu’ils embarquent avec nous.»  

Ici, donc, pas question d’un ralentissement de débit, ni de jeu de bébé. «Je me suis dit : “mon but, c’est que quand le parent met l’enfant devant la télévision pour une émission jeunesse, je ne veux pas qu’il aille faire autre chose. Je veux qu’il reste accroché”. Il y a des “inside” que l’enfant ne comprendra peut-être pas, mais le parent, oui. C’était notre défi. Je trouvais le "fun" que ce soit une émission familiale.»  

La voie de l’humour  

Avec ce projet, Geneviève Schmidt a librement laissé cours à ses élans humoristiques. «Autant je peux faire de la tragédie sur scène, dans les grands théâtres à Montréal, autant en dedans de moi j’ai un côté clown et enfantin. Et les émissions jeunesses offrent aux acteurs de pouvoir émerveiller les gens et rentrer dans leur imaginaire.»  

Sa facette comique, déjà très exploitée à la télé, s’est sans surprise rapidement imposée. «Des fois, j’arrivais dans la savane, et juste la façon de marcher ou de faire des petits pas, les techniciens étaient "crampés". Dans ce temps-là, c’est le clown qui ressortait.»  

Bien qu’elle enchaîne les propositions dramatiques au petit écran («Unité 9», «Ruptures», «District 31»), Geneviève Schmidt a longtemps cru dur comme fer qu’elle serait confinée à la comédie.  

«Dans ma tête, je n’aurais pas fait de dramatique, confie-t-elle. J’étais convaincue que je n’allais faire que de la comédie parce que j’ai grandi dans un théâtre d’été, je connais le rythme de la comédie. Ce n’est pas évident à faire, mais le sens du "timing", je peux dire qu’à 41 ans, je l’ai.»  

Encore aujourd’hui, des gens l’arrêtent dans la rue pour lui souffler «C’est trop pour moi!», sa célèbre réplique des «Beaux Malaises».  

«Les Sapiens», les lundis et mardis à 8 h 28, à Radio-Canada.