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COVID-19 : non, les cyclistes et les coureurs ne sont pas des propagateurs

COVID-19 : non, les cyclistes et les coureurs ne sont pas des propagateurs
Joël Lemay / Agence QMI

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Les cyclistes et les coureurs que vous croisez dehors ne risquent pas de vous souffler la COVID-19 au visage. L’actuelle épidémie ne se propage pas dans les rues ou les parcs, car c'est quasi exclusivement dans la promiscuité de lieux clos que le coronavirus colonise de nouveaux hôtes, révèle une méta-analyse de nombreuses études réalisées au cours des derniers mois.  

Dans le centre de soins de longue durée Vigi Mont-Royal, le système de ventilation s’est récemment détraqué et a cessé de fonctionner. La stagnation aérienne qui s’est ensuivie a permis à la COVID-19 de contaminer tous les résidents – oui, oui, 100% d’entre eux... –, ainsi qu’un nombre impressionnant de travailleurs du personnel soignant. Ce scénario funeste corrobore les découvertes de la virologue de l’Université de St Andrews Muge Cevik, qui a passé en revue les études sur la transmission concrète de la COVID-19, et dont l’agence Bloomberg rapportait récemment les résultats.    

La Dre Cevik a décelé deux facteurs de propagation: 1) un contact étroit ou 2) la promiscuité dans un lieu clos. L’actuelle épidémie a pris son essor dans les refuges pour itinérants, dans les résidences ou les maisons de soins pour personnes âgées, au sein de foyers privés (entre membres d’une même famille) et dans les usines d’emballage de viande. Les données révèlent en outre que 9% des malades ont généré 80% des infections, toujours dans des lieux clos.     

Tout le monde dehors  

Plus de gens s’entassent à l'intérieur, plus le danger augmente, indique la virologue, mais dehors, même dans un commerce, le risque tombe à presque zéro: «Se rendre au marché brièvement, pour cinq minutes, ou une rencontre de passage lorsque tu passes à côté de quelqu’un en marchant ou en courant, c’est peu risqué», précise celle qui a passé en revue les études de milliers de cas de transmission.    

Parmi ces milliers de cas de transmission de la COVID-19, devinez combien ont eu lieu dehors... Un. Oui, juste un. Et on présume que ça impliquait un certain rapprochement.     

Cirque  

Quant à l’affolante manie de certains pays de pulvériser du décontaminant sur le béton ou l’asphalte (ou même sur le gazon), l’OMS vient de la condamner comme inutile, voire dangereuse. Ce cirque sanitaire visait à faire, disons-le, de la propagande, à montrer à quel point les autorités prenaient les «grands moyens»...    

Si vous aviez encore des doutes, sachez que, dehors, c’est sécuritaire. Ajoutez à cela la règle du deux mètres et le fréquent lavage de mains, et vous pouvez avoir l’esprit tranquille.