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Virus: le Brésil mise sur la chloroquine, la pandémie loin d’être contenue

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AFP

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La pandémie de coronavirus qui a fait plus de 323 000 morts dans le monde accélère sa progression au Brésil où le gouvernement a recommandé mercredi l’usage de la chloroquine, une substance controversée également prônée par le président américain Donald Trump.  

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«Notre pays est en train d’aller de mal en pis», résume Gilberto Ferreira, un retraité de Rio de Janeiro, alors que le bilan quotidien a culminé à 1179 décès, contredisant l’optimisme du président Jair Bolsonaro qui ne cesse de minimiser la dangerosité du virus et de critiquer le confinement.  

Sous la pression du dirigeant d’extrême droite, le ministère de la Santé a recommandé mercredi l’usage de la chloroquine et de son dérivé l’hydroxychloroquine pour les patients légèrement atteints de COVID-19.  

Dans l’attente d’un vaccin et d’un remède, l’emploi de cet antipaludéen et de son dérivé fait débat à travers la planète, ses effets contre cette maladie n’ayant pas été prouvés à ce jour. M. Trump avait annoncé lundi prendre de l’hydroxychloroquine, chaque jour à titre préventif.  

«Les gens de droite prennent de la chloroquine, ceux de gauche de la Tubaina», une boisson gazeuse bon marché, a ironisé M. Bolsonaro, selon qui «le chômage, la faim et la misère seront l’avenir de ceux qui soutiennent la tyrannie de l’isolement total».  

Le G7 de Trump  

Point de départ fin 2019 de la pandémie qui a mis la planète à l’arrêt, la Chine s’apprête à proclamer vendredi sa «victoire» sur le virus, à l’occasion de la réunion de l’Assemblée nationale populaire.  

Mais M. Trump a encore haussé le ton mercredi face à Pékin. «C’est “l’incompétence de la Chine”, et rien d’autre, qui a provoqué cette tuerie de masse mondiale!», a estimé le locataire de la Maison-Blanche, lui-même très critiqué pour sa gestion de la crise.  

Estimant que la situation est en voie de normalisation dans son pays, le plus endeuillé avec près de 92 000 morts, le dirigeant américain a indiqué vouloir organiser le mois prochain à Camp David un sommet du G7 avec les dirigeants en chair et en os, en non par visioconférence. « Ce serait un symbole formidable pour tout le monde! », a-t-il estimé.  

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a toutefois rappelé mercredi que la pandémie était loin d’être contenue, avec 106 000 nouveaux cas dépistés en 24 heures à travers le monde, un record.  

Comme le Brésil, le Chili connaît une accélération de la propagation et des émeutes de la faim ont éclaté à Santiago.  

«Ils n’ont pas de travail, ils sont enfermés chez eux et ne peuvent pas sortir pour chercher du travail», explique Jorge, un charpentier au chômage.