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Les propriétaires de «foodtrucks» déplorent l’inaction de la Ville

Foodtrucks
Courtoisie Annie Clavet

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Les camions de cuisine de rue pourraient être une bonne solution de rechange aux restaurants pendant la crise de la COVID-19, mais leurs propriétaires attendent toujours le feu vert des autorités municipales pour lancer leur saison.  

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Après deux mois de confinement, plusieurs Montréalais ont hâte de manger un bon repas en dehors de leur foyer. Cependant, les « foodtrucks » n'ont pas pu commencer leur saison, même si leurs activités sont presque identiques à celles des restaurants qui préparent des plats pour emporter, ce qui est autorisé.      

«C’est super décevant», affirme Gaëlle Cerf, vice-présidente de l'Association des restaurateurs de rue du Québec.      

«On a déjà fait nos preuves en matière de distanciation physique en envoyant des camions dans les CHSLD », soutient celle qui s'explique mal l'inaction de l'administration Plante.      

Foodtrucks
Courtoisie Annie Clavet

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«On essaie d’avoir une conversation avec la Ville et ça ne répond pas. On communique avec le bureau de développement économique et on reçoit tout juste des accusés de réception trois semaines plus tard», ajoute-t-elle.      

Prête à sortir les camions   

Annie Clavette est copropriétaire de quatre camions de cuisine de rue à Montréal, dont celui du restaurant Le Gras Dur. En ce moment, son entreprise survit justement en livrant des repas dans les stationnements des CHSLD et sur des bases militaires.      

Avec son équipe, Mme Clavette a développé une tout autre méthode de travail pour limiter les risques de propagation. Désinfectant, masques, visières: tout y est! Il lui tarde de recommencer à servir le grand public.      

Foodtrucks
Courtoisie Annie Clavet

«Le camion de cuisine de rue peut faire partir de la solution. On ne demande pas de se regrouper au Stade olympique avec 2000 personnes. Il n’y en aura pas d’événements comme ça, on le sait», dit-elle.      

«Ce qu’on demande, c’est d’avoir accès à nos clients dans leur quartier»      

Catherine Cadotte, attachée de presse pour le cabinet de la mairesse, s’en remet pour sa part aux recommandations de la Direction régionale de santé publique (DRSP) qui n'a pas encore tranché sur le sujet.      

«Les installations municipales font actuellement l’objet d’une analyse, notamment pour la cuisine de rue, et nous devrons suivre les recommandations de la DRSP en ce sens», a-t-elle spécifié.