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Libérons les enfants!

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Comme plusieurs d’entre vous, j’ai profité du beau temps, ce week-end, pour me promener dans des parcs et faire du vélo.   

J’ai discuté avec de nombreux parents. Et qu’est-ce que j’ai entendu le plus souvent ?   

« C’est bien beau, le confinement, mais je ne vais quand même pas empêcher mes enfants de jouer avec leurs amis ! Pourquoi enfermer les enfants alors que ce ne sont pas eux qui sont les plus vulnérables, mais les vieux – et même, les vieux malades ? »   

ESBROUFE SANITAIRE ?  

De plus en plus de parents se posent cette question.    

Les chiffres sont clairs : les enfants sont très peu à risque. Pourquoi on les confine comme s’ils avaient 70 ans ?   

La semaine dernière, l’animateur Jean-François Baril a publié un texte qui a enflammé les médias sociaux.    

« Nos jeunes commencent à être taciturnes et isolés, a-t-il écrit. Ils sont sans école, parfois sans parents à la maison et sans objectifs à court terme.    

« C’est bien beau le golf, l’escalade en montagne et l’équitation. Mais pourquoi un entraîneur ne pourrait pas être avec six garçons sur un terrain de soccer et leur faire pratiquer leur jeu de jambes ? Pourquoi quatre filles ne pourraient pas pratiquer le basketball avec leur coach en respectant les consignes ?    

« Avec un peu de surveillance, c’est possible d’ouvrir les parcs de balle, de soccer et de football, afin de permettre ces sports de masse. »   

Le journaliste Louis-Philippe Messier­­­ a publié un texte semblable dans le 24H.    

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

« Pourquoi le ministre de l’Éducation impose-t-il une panoplie de précautions presque impossibles pour les écoles primaires et les garderies si les enfants ne sont pas plus menacés que menaçants ? Du théâtre pour rassurer les adultes, de l’esbroufe sanitaire ?    

« Pourquoi continuer de leur interdire de jouer entre voisins ou d’utiliser les modules dans les parcs ? »    

VICTIMES COLLATÉRALES  

Hier, à l’émission de ma conjointe, Sophie Durocher, sur Qub Radio, la Dre Marie-Claude Roy, pédiatre au CHU-Sherbrooke, n’a pas mâché ses mots.    

« On sait que les enfants sont très peu malades de la COVID et qu’ils sont de très mauvais vecteurs pour la transmettre, pourtant, ils constituent la tranche de la population la plus confinée au Québec. On commence à déconfiner les personnes âgées, mais il n’y a pas de plan concret pour déconfiner les jeunes...    

« Les enfants ont besoin de se socialiser pour se construire, ils doivent pouvoir jouer avec leurs amis, afin d’apprendre à exprimer et à contrôler leurs émotions. De même, les ados ont besoin de vivre leurs premiers émois amoureux.    

« Les mesures de santé publique doivent être adaptées pour les enfants, on ne peut pas leur imposer les mêmes mesures de distanciation sociale qu’on impose aux adultes, ça n’a aucun sens !    

« On dit que les écoles secondaires n’ouvriront peut-être pas en septembre. C’est impensable ! Les dommages que ça causerait chez les ados dépasseraient tout ce que pourrait causer la COVID !    

« On est en train de sacrifier une génération qui ne s’en sortira pas indemne­­­. Les enfants sont les victimes collatérales de cette crise... »   

À quand le Front de libération des enfants ?