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«Quand Benoit est là»: goûter le Québec autrement

Benoit Roberge animera la nouveauté culinaire «Quand Benoit est là» tous les mardis à 21 h, sur les ondes de Zeste, à compter du 26 mai.
PHOTO COURTOISIE, ZESTE Benoit Roberge animera la nouveauté culinaire «Quand Benoit est là» tous les mardis à 21 h, sur les ondes de Zeste, à compter du 26 mai.

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Benoit Roberge part à la recherche des meilleurs restaurants à travers le Québec dans sa nouvelle émission, Quand Benoit est là, à Zeste. Un concept qui emprunte un air de déjà-vu, direz-vous? À la sauce Roberge, le résultat devient tout à fait unique, sympathique et sans prétention. 

Dans le premier épisode, diffusé mardi prochain, notre «super goûteur et super gourmand», tel qu’il s’auto-décrit, s’arrête à L’Épicurieux de Val-David. Arrivé tôt dans la journée, il part avec les employés écumer les marchés du coin pour s’approvisionner en vue du service du soir, salive devant le risotto de sarrasin et le sorbet de bleuets sauvages, spécialités de l’endroit, et devient même serveur aux tables. 

Puis, chez Ananas mon amour, populaire point de rencontre des amoureux de la cuisine mexicaine à Alma – qui a bâti sa clientèle grâce au seul bouche-à-oreille, sans publicité –, Benoit goûte une sauce piquante créée spécialement en son honneur et se régale de tacos et d’une bavette de bœuf saisie, dans un décor chargé d’artefacts reflétant l’engouement des propriétaires pour les marchés aux puces. Un «ovni», voilà comment Roberge qualifie Ananas mon amour. 

Déterrer la poésie 

Au total, 26 restaurants, des perles cachées et secrets bien gardés aux quatre coins de la province, seront visités dans les 13 épisodes de Quand Benoit est là. Taquin, bon enfant, Benoit Roberge devient membre temporaire des équipes qu’il rencontre, s’imprègne de l’âme des lieux et jase avec les clients. Il ne tente pas de recettes, mais se fait un plaisir de déguster le contenu des assiettes! 

«Le but, c’était de faire la fête, d’essayer de déterrer de la poésie et de mettre les gens à l’avant-plan, explique Benoit Roberge quant au concept de Quand Benoit est là. Il n’y a pas que le chef; la restauration, c’est un grand travail d’équipe. Et c’est tellement dur!» 

Benoit Roberge ne s’en cache pas: il est d’avis que la restauration en région s’est énormément raffinée dans les dix ou quinze dernières années, et c’est ce qu’il souhaite démontrer dans son nouveau rendez-vous. 

«Je ne suis pas si difficile, mais il y a une dizaine d’années, je trouve qu’il n’y avait pas grand-chose. Ça fait snob, mais quand on aime manger, on pouvait avoir de la misère à trouver de bons restaurants où se régaler, ouvrir une bonne quille de vin nature, avec un peu d’amour et de folie. Moi, ça me déprime, les salades de carottes râpées et les pizzas sur pitas.» 

«Je sais que la restauration est un luxe mais, dans cette série, on présente une véritable mitraille de pépites locales, avec une haute moyenne. J’ai fait tout le Québec, et ce que j’ai vu me donne vraiment le sourire. Cette poésie dans la bouffe, on la doit à une toute nouvelle génération, inspirée par les voyages, par exemple», continue celui qui a déjà plusieurs émissions de gastronomie et de tourisme derrière la cravate, dont Sur le pouce et Benoit le bienheureux

Les épisodes de Quand Benoit est là ont été tournés à l’automne, de septembre à la mi-novembre, donc avant la pandémie. Benoit Roberge aimerait pouvoir enregistrer une deuxième saison lorsque la COVID-19 sera derrière nous, mais rien n’a été confirmé par Zeste pour l’instant. 

L’animateur et auteur dévoilera par ailleurs à l’automne le livre «Nos traversées – Carnets romantiques et pratiques sur Paris et Montréal», écrit avec sa copine française, dans lequel les amoureux élaboreront sur leur affection pour leurs deux villes. Le lancement devait à l’origine avoir lieu le 16 mai dernier, mais a été reporté, confinement oblige. 

– Quand Benoit est là, le mardi, à 21 h, dès le 26 mai, à Zeste.