/entertainment/movies
Navigation

COVID-19: les festivals de cinéma québécois se tournent vers le web

festival cinema tapis rouge
Photo d'archives, Simon Clark Des soirées glamour, comme l'ouverture du Festival de cinéma de la Ville de Québec, l'an dernier, avec Gilbert Sicotte, Louise Archambault et Rémy Girard, semblent peu probables cet automne dans le réseau des festivals québécois consacrés au septième art.

Coup d'oeil sur cet article

À défaut de pouvoir dérouler leurs tapis rouges en temps de pandémie, les principaux festivals de cinéma d’automne du Québec prévoient de se tourner vers le web pour leur édition 2020. 

«Actuellement, tout est envisageable: virtuel, présentiel, hybride», avance Ian Gailer, qui dirige le Festival de cinéma de la Ville de Québec, dont la 10e édition doit avoir lieu du 10 au 19 septembre. 

Dans les bureaux du Festival du nouveau cinéma (FNC), le doyen des festivals de films au Canada, on se prépare pour une 49e édition qui se déroulera vraisemblablement majoritairement en ligne, du 7 au 18 octobre. 

«On a évalué différentes possibilités, mais celle qu’on priorise en ce moment, c’est d’aller en ligne», indique le directeur général du FNC, Nicolas Girard Deltruc. 

Même son de cloche du côté du Festival de films francophones Cinemania, dont la 26e édition aura lieu du 4 au 15 novembre, à Montréal. 

«On a plusieurs scénarios sur la table, mais il y a une chose qui est certaine, c’est qu’on va renforcer cette année le virage numérique qu’on avait déjà enclenché», souligne le directeur général de Cinemania, Guilhem Caillard. 

Chose certaine, assure Ian Gailer, il n’est pas question de sauter une année, «à moins que nos financiers nous coupent les vivres». 

Peu importe la formule choisie, l’objectif demeurera d’avoir un événement «distinctif», poursuit le patron du FCVQ. 

Risques sanitaires 

L’option physique, pour l’instant, s’avère peu attrayante pour le FNC, à Montréal, au cœur de l’épidémie. 

«On ne voudrait surtout pas se retrouver dans une situation où on organise une édition physique pour le mois d’octobre et qu’on se retrouve ensuite avec une éclosion», soulève Nicolas Girard Deltruc. 

«Il y a aussi que, si tu engages de l’argent en production pour préparer un festival physique et que tu dois tout annuler, c’est une pure perte. On n’écarte pas la possibilité de présenter quelques activités extérieures, comme, par exemple, organiser une soirée ciné-parc. Mais tout cela va dépendre de l’évolution des règlements de distanciation sociale.» 

Un œil sur les grands  

Les directeurs de festivals québécois disent tous surveiller de près ce que décideront de faire les grands rendez-vous internationaux comme les festivals de Venise et de Toronto, qui sont prévus pour la fin de l’été. Selon les rumeurs qui circulent, le Festival de Toronto pourrait annoncer sous peu que sa prochaine édition se déroulera en grande partie en ligne. 

«À mon avis, 2020 va être une année où on va devoir proposer des formules hybrides pour composer avec la situation, avance Guilhem Caillard. Ce qui est important pour un festival comme le nôtre, c’est de trouver des façons de maintenir nos activités et d’offrir une programmation aux festivaliers pour ensuite revenir de façon normale en 2021.»