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Le Québec en déconfinement : les spécialistes en soins sont soulagés

Des traitements et des services seront offerts dans le respect des normes gouvernementales

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Peu après l’annonce de leur réouverture prochaine, les salons de coiffure croulaient déjà sous les demandes de rendez-vous par des clients impatients de se refaire une beauté capillaire.  

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« C’est une bonne nouvelle ! Je suis très fébrile. Le téléphone n’arrête pas de sonner, c’est complètement fou », se réjouit Pierre Hauben, du salon Le Parallèle Coiffure, à Québec.       

  • Écoutez l'entrevue de la propriétraire du salon de coiffure M Coupe Beauté Michele Carrier avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:  

 

« C’est particulier la quantité de demandes qu’on reçoit depuis mercredi matin », raconte Marjorie Landry, copropriétaire de Le Barbu sportif, qui détient six salons au Québec.      

« Je suis surexcitée en ce moment. On crée des liens et on devient ami avec nos clients. Je m’ennuie d’eux », lance Maria-Lee Luciano, barbière à Terrebonne.      

  

Maria-Lee Luciano montre de quelle manière ses ciseaux seront désinfectés.
Photo Chantal Poirier
Maria-Lee Luciano montre de quelle manière ses ciseaux seront désinfectés.

  

Cependant, les salons devront faire une croix sur l’ambiance amicale qui règne habituellement en ces lieux. Les coiffeurs travailleront avec un masque, des gants et des lunettes. Finies les conversations entre voisins de chaises, les postes de travail seront séparés par des barrières.      

Hausse de prix  

Certains craignent que les frais engendrés par la mise en place de mesures de distanciation physique aient un impact sur leur portefeuille. Une propriétaire se fait rassurante, même si la hausse des prix semble inévitable. « Ce ne sera pas une hausse significative. On ne veut pas que ça devienne un luxe de se faire coiffer », explique Mme Landry.      

  

  

Les oubliés  

Les salons de coiffure du Grand Montréal et de la MRC de Joliette devront attendre avant de rouvrir. « Québec a mal géré ça. On croyait au moins qu’une date pour le Grand Montréal serait dévoilée », exprime Mathieu Courtemanche, copropriétaire de Les Barbares, qui détient des succursales à Montréal ainsi qu’en région.      

Mathieu Courtemanche, propriétaire de Les Barbares
Photo Agence QMI, Alex Proteau
Mathieu Courtemanche, propriétaire de Les Barbares

Pour sa part, Mélanie Chapron, de Naé Coiffure, à Joliette, craint de perdre sa clientèle au profit des municipalités voisines.       


Soupir de soulagement aussi dans les salons d’esthétique. La bannière Epiderma n’a cependant pas l’intention d’ouvrir ses 28 succursales au Québec en même temps, le 1er juin, soucieuse de « tester » d’abord les nouveaux protocoles sanitaires dans quelques établissements.  

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée  

  

Les physiothérapeutes sont déjà prêts  

Christian Jobin, propriétaire et porte-parole pour le groupe Kinatex.
Photo Ben Pelosse
Christian Jobin, propriétaire et porte-parole pour le groupe Kinatex.

Du côté des cliniques de physiothérapie, on se sent déjà prêt pour la relance des activités, puisqu’elles sont restées ouvertes pour traiter les urgences, explique Pascal Gagnon, président de la fédération des cliniques de physiothérapie du Québec (FCPQ). « L’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ) a émis des directives, il y a un mois de cela, pour que les physiothérapeutes se conforment aux normes de la CNESST qui s’en venaient », explique-t-il. D’ailleurs, Christian Jobin (photo), propriétaire et porte-parole pour le groupe Kinatex, croit qu’elles sont plus rigoureuses qu’ailleurs. « Les stations-service et les commerces sont beaucoup plus à risque », précise-t-il, ajoutant que les cliniques ne sont pas des vecteurs de contamination.       

Maude Ouellet  

Inquiète pour ses patients  

Julie Massé, ergothérapeute.
Photo courtoisie
Julie Massé, ergothérapeute.

Julie Massé, qui est ergothérapeute à son compte, se réjouit également de la reprise des activités. « C’est une excellente nouvelle pour les ergothérapeutes et pour les patients », lance-t-elle. Elle s’inquiète cependant de la rupture de services des derniers mois. « Il y a des patients qui ont été hospitalisés longtemps et qui auraient dû recevoir des services de réadaptation, mais n’en ont pas eu, explique Julie Massé. Certains vont avoir perdu des gains qu’ils avaient avant la pandémie. » Elle s’attend à ce que les activités reprennent en force le 1er juin prochain.       

Maude Ouellet  

Les massages seront permis  

Marc Fradellin, massothérapeute et instructeur en massothérapie.
Photo courtoisie
Marc Fradellin, massothérapeute et instructeur en massothérapie.

Partout au Québec, les spas pourront recevoir des clients pour les massages dès le 1er juin. Toutefois, les bains demeureront fermés. Les soins d’esthétisme y seront aussi permis sauf dans le Grand Montréal. « Les spas scandinaves ont probablement les plus belles salles d’attente à l’extérieur pour faire respecter la distanciation physique », soutient le président de l’Association québécoise des spas, Guillaume Lemoine. « Les massothérapeutes ont déjà une bonne formation pour prévenir les infections. Changement de draps, lavage de mains et désinfection entre chaque client étaient déjà la norme », explique Marc Fradellin, massothérapeute et instructeur. Clients et massothérapeutes devront se couvrir le visage pour les soins.      

– Cédérick Caron  

Les dentistes manquent d’équipement  

Les dentistes, Dr George Girard et Dre Suzanne Martineau.
Photo Stevens LeBlanc
Les dentistes, Dr George Girard et Dre Suzanne Martineau.

La réouverture des cliniques dentaires, le 1er juin, risque de poser problème pour plusieurs dentistes qui disent être incapables d’obtenir en quantité suffisante des masques N95 et des blouses de protection. « Je ne pense pas qu’il y a beaucoup de dentistes qui peuvent dire qu’ils sont prêts », témoigne le Dr George Girard, de la clinique Girard et Martineau à Québec. En attendant, il dit s’être tourné vers Amazon pour acheter des ponchos imperméables jetables. L’Association des chirurgiens dentistes du Québec reconnaît que l’approvisionnement de matériel de protection est un « enjeu » important. L’ouverture des cabinets se fera à « vitesse variable » dans ce contexte.       

Jean-Luc Lavallée  

Formule hybride pour les psys  

Les psychologues de la province pourront recommencer à voir en personne leurs patients en respectant des consignes sanitaires, mais une formule hybride avec des télé-rencontres pourrait devenir la nouvelle norme. « C’est une excellente nouvelle que les rencontres dans les bureaux puissent reprendre, parce que les besoins en santé mentale sont très grands, même avant la pandémie », soutient la Dre Christine Grou, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec. De nombreux psychologues s’étaient tournés vers des moyens technologiques afin de continuer à suivre les patients. Ils pourront continuer. « Le psychologue et son client vont discuter de ce qui est le plus souhaitable. Puis, le psychologue va utiliser son jugement clinique pour déterminer la meilleure avenue pour poursuivre les traitements », explique la Dre Grou, qui s’attend à une recrudescence des demandes de consultations. Un « hybride » entre consultation à distance ou dans les bureaux serait la meilleure solution pour l’avenir, estiment d’ailleurs des psychologues avec qui Le Journal a pu s’entretenir.        

Antoine Lacroix  

Masque chez l’opto  

Les patients des optométristes devront obligatoirement porter un couvre-visage s’ils veulent consulter ces professionnels de la santé des yeux. Au besoin, les cliniques pourront en fournir, mais la facture pourrait être refilée aux patients. « Bien des cliniques qui étaient ouvertes pour les urgences faisaient déjà cette demande, et le monde coopère bien », explique le président de l’Association des optométristes du Québec, Guillaume Fortin, qui applaudit la reprise des activités régulières. Son prochain dossier sur la table sera d’aider à trouver une solution pour ses membres qui ont un bureau dans des centres commerciaux, qui ne peuvent toujours pas ouvrir.      

Cédérick Caron

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.