/sports/tennis
Navigation

Tennis: lent retour sur les terrains à Montréal

Coup d'oeil sur cet article

La pratique des sports individuels récréatifs est permise depuis mercredi au Québec et les amateurs en sont très heureux, mais les joueurs de tennis de Montréal grognent.

En effet, les terrains publics de la ville sont demeurés fermés. Ceux qui s’adonnent à leur sport aux installations du stade IGA, au parc Jarry, sont donc des privilégiés en ce moment.

Plusieurs lecteurs nous ont contactés pour nous informer que les terrains près de chez eux demeurent inaccessibles.

Dans certains cas, les terrains sont verrouillés alors que dans d’autres, il n’y a tout simplement pas de filet.

Une semaine

Sébastien Lavoie, un résident du Plateau-Mont-Royal, déplore que la Ville n’ait pas su saisir une belle occasion de faire la promotion de l’activité physique.

« Si ça fait plus d’une semaine qu’on sait qu’on peut jouer au tennis, je me demande pourquoi les terrains n’étaient pas prêts.

« À la minute où le gouvernement envoie un signal, l’anticipation est créée et c’est sûr que les gens vont réagir », explique-t-il.

Celui-ci a voulu accéder aux terrains des parcs Lafontaine et Jeanne-Mance, sans succès.

« Les filets sont installés, mais les portes sont cadenassées. Ça donne l’impression aux joueurs de tennis de ne pas avoir la même importance. »

M. Lavoie s’explique mal que la réouverture des installations soit si lente.

« C’est facile de fermer les choses, me semble que rouvrir ne devrait pas être difficile. Il ne devrait pas y avoir d’asymétrie dans la réaction. »

Encadrement

Jeudi, la Ville a justement annoncé la réouverture de ses 102 terrains de tennis dans les 19 arrondissements, mais celle-ci vient avec un certain encadrement.

D’abord, la disponibilité des terrains se fera de façon progressive et il faudra attendre le début de juin pour qu’ils soient tous accessibles.

Ensuite, seul le jeu en simple sera accepté. Le jeu en double ne sera pas toléré. Et pour l’heure, seuls les terrains extérieurs sont accessibles.

La Ville recommande de plus le port du couvre-visage pendant la pratique du tennis, même s’il n’est pas obligatoire.

Et comme les consignes sont maintenues, Sébastien Lavoie y va de sa propre recommandation aux autorités municipales.

« Il faudrait aussi offrir un autre mode de paiement que le comptant, une vieille méthode des années 80 qui ne cadre pas avec la situation actuelle. Ce n’est pas mon cas, mais certaines personnes aimeraient une autre forme de paiement. »