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Une solution pour protéger le personnel soignant

Un produit ingéré par les voies nasales sera testé sur 300 personnes au Québec et à Vancouver

Diex Recherche covid 19
Photos Simon Clark et courtoisie Keyrus Life Science, Diex Recherche et SaNOtize planchent sur un traitement de prévention (en mortaise). Sur la photo, une simulation de consultation avec Karine Mckinnon, infirmière auxiliaire de recherche, et Anne-Marie Barras, qui fait la patiente.

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Trois firmes canadiennes, dont deux québécoises, lancent une étude pour tester un produit qui permettrait de protéger le personnel soignant des patients atteints de la COVID-19 en attendant un éventuel vaccin.

Keyrus Life Science et Diex Recherche, dont des locaux se trouvent au Québec, fondent de grands espoirs dans une solution d’oxyde nitrique appelée NORS, créée par la firme SaNOtize.

Cette solution, si les tests se révélaient positifs, serait le premier agent antimicrobien topique non systémique [qui n’entre pas dans le système sanguin] utilisé pour prévenir des maladies bactériennes, fongiques et virales, y compris la COVID-19.

Le produit serait délivré sous forme de solution de gargarisme, de vaporisateurs nasaux et de lavages nasaux.

Sécuritaire et efficace, dit-on

Son application répétée chez des patients atteints de sinusite chronique s’est révélée sécuritaire et efficace, rapporte-t-on.

« Notre traitement ressemble beaucoup à un désinfectant pour les mains, mais appliqué dans les voies nasales. Le dispositif ressemble un peu au Sinus Rinse », explique en entrevue Jean-François Bélanger, directeur au développement des affaires en Amérique du Nord de Keyrus Life Science.

Des résultats intéressants

Des essais ont également démontré l’efficacité de la solution lors de tests in vitro contre différents virus tels que l’influenza A, hCov-OC43 et H1N1.

Au vu de ces résultats, les chercheurs croient que l’application de NORS pourrait être bénéfique dans la lutte à la COVID-19 en réduisant le risque d’infection.

« Quand il y a eu la crise du SRAS, [une solution semblable] a été utilisée chez les patients qui étaient aux soins intensifs et ça a fonctionné. Étant donné qu’il y a une similarité génétique entre les deux maladies, l’hypothèse est que ça pourrait désactiver le virus directement à son entrée dans le corps », soutient M. Bélanger.

Précisons qu’il ne s’agit pas d’un remède contre le nouveau coronavirus, mais plutôt d’une protection supplémentaire en attendant qu’un vaccin voie le jour.

Tester l’efficacité

Dès la première semaine de juin, 300 personnes qui côtoient régulièrement des patients infectés par la COVID-19 seront recrutées à Québec, Joliette, Sherbrooke et à Vancouver pour tester l’efficacité de la solution en situation réelle.

« Ce qu’on cherche, ce sont des travailleurs de la santé qui sont dans des milieux d’éclosions. Ensuite, on débarque chez les volontaires et on donne le traitement de prévention », indique au Journal la directrice générale de Diex Recherche, Stacey Keet.

« S’ils attrapent tout de même [le coronavirus], on poursuit les essais en observant si la solution permet d’atténuer les symptômes. Mais l’accent est vraiment sur la prévention », conclut Jean-François Bélanger.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.