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Avions régionaux: Mitsubishi quitte le Québec

Le SpaceJet de Mitsubishi
Photo d'archives, AFP Le SpaceJet de Mitsubishi

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Huit mois après y avoir mis les pieds, l’avionneur japonais Mitsubishi Aircraft quitte le Québec, conséquence de la pandémie.

«Mitsubishi Aircraft fermera ses installations à l’étranger et consolidera ses activités à Nagoya, au Japon. Malheureusement, ceci comprend notre équipe à Montréal ainsi que nos installations aux États-Unis», a indiqué vendredi soir au Journal un porte-parole de l’entreprise, Jeff Dronen.

Ces fermetures surviennent alors que Mitsubishi, frappée de plein fouet par la crise, a décidé de réduire de moitié le budget et les effectifs du SpaceJet, l’avion régional que l’entreprise met au point depuis 2008.

En septembre 2019, Mitsubishi avait annoncé en grande pompe, en présence du premier ministre François Legault, l’installation d’un centre d’ingénierie à Boisbriand afin d’accélérer le développement du SpaceJet.

Aide de 12 millions $

Le centre devait employer une centaine de personnes cette année et jusqu’à 250 d’ici 2024. 

Québec avait octroyé un prêt sans intérêt de 12 millions $ à Mitsubishi pour le projet. L’entreprise n’aurait pas eu à le rembourser si les engagements en matière d’emplois avaient été respectés.

L’ouverture du centre faisait suite à l’annonce de l’acquisition par Mitsubishi du programme de jets régionaux CRJ de Bombardier, au coût de 550 M$ US. Cette transaction a survécu à la crise actuelle et sera conclue le 1er juin.

Mitsubishi Aircraft compte quelques centaines de salariés dans l’État de Washington, où elle effectuait des vols d’essai du SpaceJet.