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Coronavirus: au Royaume-Uni, les ventes de détail s'effondrent en avril

Coronavirus: au Royaume-Uni, les ventes de détail s'effondrent en avril
AFP

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LONDRES | Les ventes de détail ont enregistré un plongeon record de plus de 18 % en avril au Royaume-Uni à cause des mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de coronavirus, avec un effondrement de plus de moitié pour les achats de vêtements. 

C’est une forte accélération sur un mois de la chute des ventes, qui avaient déjà dégringolé de 5,2 % en mars comparé à février, alors que la période n’incluait que la première semaine du confinement instauré le 23 mars au Royaume-Uni, alors qu’il est resté en vigueur pendant tout le mois d’avril, indique vendredi le Bureau national des statistiques (ONS). 

Tous les secteurs de l’économie ont enregistré une chute des ventes en avril, vu la fermeture généralisée des magasins hors alimentation ou considérés comme essentiels.  

Même les ventes alimentaires ont reculé en avril (-4 %), car après une envolée record des achats dits «de panique» avant le confinement et la constitution de stocks, les ménages se sont moins rendus dans ces magasins restés ouverts, d’autant que les mesures sanitaires avec limitation du nombre de personnes à l’intérieur entraînaient de longues files d’attente. 

Le secteur de l’habillement a été particulièrement frappé (-50 % en volume), après avoir déjà dévissé de 34 % le mois précédent. Le patron de la chaîne de mode à bas prix Next avait noté dès le début du confinement que «les gens n’achètent pas une nouvelle tenue pour rester à la maison». 

Les stations d’essence ont également souffert particulièrement (-52 %) à cause de l’interdiction des déplacements. En revanche, les ventes en ligne enregistrent une hausse record de 18 %, et les achats d’alcool ont progressé (+ 2,3 %), notamment parce que les pubs et restaurants étaient fermés. 

«Le fond a probablement été atteint en avril étant donné que certains magasins ont commencé à rouvrir partiellement en mai. La consommation pourrait plonger de 25 % au deuxième trimestre comparé au premier, ce qui serait un peu mieux que les 30 % que nous avions envisagés», remarque la maison de recherche Capital Economics dans une note. 

Parallèlement l’ONS a annoncé vendredi que les emprunts publics (à l’exclusion des banques nationalisées) en avril se sont élevés à 62,1 milliards de livres (près de 106 milliards $), soit 51,1 milliards de plus qu’il y a un an.