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Le rêve brisé de Jeff Finger

Le rêve brisé de Jeff Finger
Dave Abel / Sun Media

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Enfant, le défenseur Jeff Finger rêvait de porter l’uniforme des Maple Leafs de Toronto. Son rêve s’est réalisé, mais ce fut plutôt un cauchemar.  

C’est ce que l’homme de 40 ans a raconté au site web sportif The Athletic, vendredi.  

Le 1er juillet 2008, Finger est devenu joueur autonome. Il avait passé les cinq dernières saisons dans l’organisation de l’Avalanche du Colorado, disputant une partie des deux dernières campagnes dans la Ligue nationale.  

L’Avalanche voulait le garder et plusieurs autres équipes lui ont fait des offres, dont la formation de la Ville Reine. L’offre des Leafs était particulièrement généreuse (quatre ans et 14 millions $) pour un arrière qui n’avait pas encore disputé 100 matchs dans le circuit Bettman.  

«Pour être honnête avec vous, oui [cela m’a surpris], a indiqué Finger. Je savais qu’il y aurait une demande. [...] Quand les chiffres ont commencé à rentrer, j’étais... je veux dire, je crois que tout le monde était assez surpris. C'était excitant.»  

Les médias torontois ont aussi été surpris par ce contrat et ont immédiatement critiqué le directeur général Cliff Fletcher.  

«Je sais que Cliff a pris beaucoup de critiques quand il m’a fait signer, s’est souvenu Finger. Mais c’était le marché à l’époque. Il n’y avait pas beaucoup d’agents libres et c’est comme ça que ça se passe.»  

Le cauchemar  

L’association entre les Leafs et Finger s’est bien mal amorcée, alors qu’il a dû rater la majorité du camp d’entraînement et le premier mois de la saison 2008-2009, en raison d’une fracture à un pied.  

Les Leafs n’étaient pas très bons et en novembre de cette année-là, Fletcher a été remplacé par Brian Burke. Le nouveau DG n’avait pas Finger en haute estime et l’entraîneur Ron Wilson non plus.  

«Wilson et moi, nous n’avions pas la meilleure des relations, a exprimé le défenseur. [...] Il y avait beaucoup de facteurs qui entraient en jeu, mais dès la deuxième année, les Leafs avaient acquis un groupe de défenseurs qui faisaient beaucoup d’argent, comme moi.»  

À la suite de la campagne 2009-2010, la direction des Maple Leafs a décidé de l’envoyer dans les ligues mineures et il n’a jamais été rappelé par la suite.  

«D’un point de vue business, je comprenais, a avoué Finger. Je me suis en quelque sorte menotté en signant ce contrat. C’était difficile de m’échanger ou de faire quoi que ce soit. Et puis, si tu ne joues pas dans le top 4 et que tu gagnes autant d’argent, tu sais que tu vas te faire montrer la sortie.»  

Amer, Finger pense qu’il avait encore beaucoup de hockey devant lui.  

«J’ai eu la change de signer ce contrat, mais j’avais encore un peu de hockey en moi quand j’ai été enterré dans les mineures.»  

Après deux saisons et quelques blessures dans la Ligue américaine avec les Marlies de Toronto, Finger a accroché ses patins, à regret.