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Le secret du succès du Nouveau-Brunswick

Une bonne stratégie de dépistage a limité les cas

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Le Nouveau-Brunswick doit son succès contre la COVID-19 à une foule de facteurs, mais l’efficacité de son dépistage a joué pour beaucoup, estime un microbiologiste-infectiologue. 

Le Dr Gabriel Girouard travaille au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, à Moncton. Le Journal lui a demandé quel était le secret de la province maritime. Car avec seulement 120 cas de la maladie et aucun décès, le Nouveau-Brunswick fait l’envie de plusieurs au pays.  

La manière dont la province a mené ses tests a été déterminante selon lui. «C’est un des points très importants. Rapidement, on a mis en place la disponibilité des tests par des cliniques réparties partout sur le territoire.» 

Le Nouveau-Brunswick s’est aussi doté d’un laboratoire centralisé de virologie. «Les résultats étaient faits dans un seul endroit. Ça permettait de réaliser des tests diagnostiques de manière très efficace», en 24 heures. En ce moment, entre 300 et 400 tests sont effectués par jour. On en a parfois effectué 700. «Ça paraît peu par rapport au Québec, mais pour la population du Nouveau-Brunswick, c’est beaucoup.» 

On a aussi été «très vigilant» dans le traçage. Ainsi, peu de transmission communautaire a eu lieu sur le territoire.  

«Au Nouveau-Brunswick, on a été vraiment très chanceux. On est graciés. On n’a eu d’éclosion dans aucun foyer [de personnes âgées].» 

Également, plusieurs initiatives ont été entreprises très tôt. Le Dr Girouard cite la fermeture hâtive des écoles, des mesures de quarantaine sévères pour les voyageurs. 

La petite taille de la province et sa population peu nombreuse ont aussi joué dans l’équation, note-t-il. 

L’hydroxychloRoquine abandonnée 

Par ailleurs, après avoir fait les manchettes avec son choix d’autoriser l’hydroxychloroquine, la province a fait marche arrière en avril. Le Dr Girouard explique que les études négatives qui ont fait surface, les mises en garde de Santé Canada, des associations professionnelles et de la communauté savante ont fait en sorte qu’il était «difficile de justifier l’approche».  

«On n’a pas de bonnes données. Mais aussi, le débat s’est politisé», déplore-t-il, en référence à Donald Trump, qui vantait le produit. Il attend maintenant impatiemment les résultats des grandes recherches cliniques sur ce médicament.    

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.