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Un abbé atteint de la COVID à cause de son grand cœur

Le curé de la rue n’a pas cessé d’être présent pour les démunis malgré la crise

L'Abbé Claude Paradis
Photo Pierre-Paul Poulin L’abbé Claude Paradis est en confinement depuis qu’il a eu ses premiers symptômes et demeure dans son presbytère.

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Même s’il était conscient des risques en pleine pandémie, un curé montréalais n’a pas pu s’empêcher de poursuivre sa distribution de sacs d’épicerie aux sans-abri et a fini par attraper lui aussi la COVID-19.

« Quelqu’un m’a dit un moment donné que moi, je n’avais qu’à demeurer confiné, alors que lui était embarré dehors, confie l’abbé Claude Paradis. Une autre personne m’a confié que son prochain toit serait celui de son cercueil. Comment voulez-vous que je reste chez moi quand j’entends cela ? »

Connu comme « le curé de la rue », l’homme de 64 ans a ressenti ses premiers symptômes il y a environ deux semaines.

En plus d’avoir eu mal à la tête, au ventre et de faire de la fièvre, l’abbé Paradis a été soudainement pris d’une grande fatigue. Étant cardiaque et diabétique, il s’est rapidement dirigé vers un centre pour y subir un test.

Trois jours plus tard, on lui a confirmé qu’il avait bel et bien contracté la COVID-19. Il est depuis en confinement.

Seul au presbytère

« Je sais que je l’ai attrapée dans la rue, dit-il. J’ai encore mal à la gorge et à la tête, mais je suis surtout très fatigué. Je dors beaucoup. Je vis seul dans un presbytère, mais j’ai un entourage qui m’a déjà offert de faire mon épicerie et mes commissions, je suis choyé. »

Mais le plus important pour l’abbé Paradis, c’est que ses sacs d’épicerie continuent d’être distribués.

Son équipe, testée et épargnée pour l’instant, continue d’offrir de la nourriture aux gens démunis de la rue.

Depuis le début, tous sont munis de gants et de masques et parfois même de visières.

Environ 250 paniers sont offerts gratuitement chaque semaine grâce aux dons du public.

Comme les refuges accueillent nettement moins d’itinérants depuis le début de la crise afin de respecter les mesures de distanciation sociale, de nombreuses personnes attendent impatiemment les dons du curé.

Affamés

« Ils reçoivent leur sac et ils n’ont pas mangé depuis deux ou trois jours, et ils sont affamés, raconte-t-il. Ils n’attendent pas, ils mangent directement devant nous dès qu’on le leur remet. »

Claude Paradis a relevé une autre nouveauté depuis le début de la pandémie.

Des pères de famille font la queue afin de recevoir un sac d’épicerie.

Ceux-ci affirment vouloir nourrir leurs enfants, puisque les banques alimentaires ne semblent plus suffire à la demande.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.