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Un village en Mauricie a eu chaud

Un feu de forêt de 40 hectares a rasé une maison et un chalet avant de s’arrêter près de la rue Principale

Incendie
Photo courtoisie

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Un imposant feu de forêt d’environ 80 terrains de football a été maîtrisé à moins de deux kilomètres de la rue Principale d’une municipalité de la Mauricie, vendredi.

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Une résidence et un chalet de Saint-Étienne-des-Grès ont été rasés par les flammes, mais personne n’a été blessé.

La Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu), qui a déployé quatre avions-citernes pour maîtriser le brasier, estime qu’il a très bien pu être provoqué par l’homme.

« Au Québec, en général, ce sont 75 % des incendies qui sont causés par l’humain, et la plus petite partie, ce sont les incendies de foudre », indique Isabelle Gariépy, agente à la prévention et aux communications pour la Sopfeu.

Le feu a finalement été maîtrisé vers 19 h. Finalement, une cinquantaine de maisons ont été évacuées. Le directeur du service incendie de Saint-Étienne-des-Grès a été saisi par l’ampleur du brasier.

« Jamais vu ça, même comme pompier, et ça fait 30 ans », raconte Daniel Isabelle.

Le maire Robert Landry a aussi eu chaud, pendant qu’il restait avec des évacués à l’extérieur du centre communautaire, distanciation physique oblige.

« Avec l’ampleur que ça a pris, il est évident qu’on a eu des craintes pour d’autres résidences. Mais tout le monde était évacué, même la rue Principale, qui était à un ou deux kilomètres du feu », relate le maire de la paroisse de 4500 habitants.

Soulagement

William Charpentier et sa mère Geneviève Raymond ont eu très peur pour leurs animaux, dont leur poney Merlin.
Photo courtoisie
William Charpentier et sa mère Geneviève Raymond ont eu très peur pour leurs animaux, dont leur poney Merlin.

Geneviève Raymond revenait de Trois-Rivières en fin d’après-midi vendredi, quand elle a aperçu l’imposant panache de fumée à partir de l’autoroute 55. Son cellulaire affichait 28 appels manqués.

« J’étais sûre que c’était chez nous », raconte la mère qui était accompagnée d’une amie qui l’a aidée à rester calme derrière le volant.

Par chance, l’incendie de 40 hectares avait commencé aux limites de son terrain et s’était propagé en direction opposée.

Son fils et son conjoint, qui se promenaient en tracteur, ont d’ailleurs été parmi les premiers à contacter le 911, en milieu d’après-midi.

« J’avais peur que le vent vire de bord et que nos terres soient toutes en feu », raconte William Charpentier, 12 ans.

Une vue aérienne de l’incendie en Mauricie, vendredi.
Photo courtoisie
Une vue aérienne de l’incendie en Mauricie, vendredi.

Sauver les photos

Les flammes auraient commencé tout juste à côté d’un chemin de sable, où des citoyens circulent, en véhicule tout-terrain ou à cheval par exemple.

Danielle Carbonneau, qui demeure sur la rue Principale, a notamment été évacuée avec son conjoint.

« Vers 16 h 15, on a préparé nos bagages parce que la fumée a caché le soleil, on a eu un pincement au cœur, raconte-t-elle. La première chose qu’on a apportée, ça a été la boîte de CD de photos et de vidéos de nos trois enfants. »

Toujours sur la rue Principale, Marguerite Wolfe-Chouinard a aussi pensé à sauver des photos, en plus de son petit chien Méo.

« Quand ça s’est mis à chauffer, c’est sûr que j’étais ben inquiète », souligne la dame de 78 ans.

  • La Sopfeu était toujours sur le terrain samedi, à Saint-Étienne-des-Grès, afin de s’assurer qu’il ne reste pas de foyers d’incendie, une opération qui pourrait prendre quelques jours.