/world/pacificasia
Navigation

La directrice du laboratoire de Wuhan nie toute responsabilité

Coup d'oeil sur cet article

L'Institut de virologie chinois de Wuhan, régulièrement pointé du doigt par les États-Unis, possède trois souches vivantes de coronavirus de chauve-souris, mais aucune ne correspond à la COVID-19, a assuré sa directrice.   

• À lire aussi: [EN DIRECT 24 MAI] Tous les développements de la pandémie  

• À lire aussi: La Chine «au bord d'une nouvelle Guerre froide» avec les États-Unis  

• À lire aussi: Coronavirus: la Chine proclame sa victoire, le Brésil s’enfonce dans la crise  

Selon la plupart des scientifiques, le nouveau coronavirus a probablement été transmis à l'homme depuis un animal. Un marché de la ville a été incriminé, car il aurait vendu des animaux sauvages vivants.   

Mais l'existence à quelques kilomètres de là d'un institut de virologie alimente depuis des mois les hypothèses d'une fuite de la COVID-19 depuis ces installations délicates.   

À la suite d'articles de presse, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a évoqué au début du mois une «enquête» pour creuser cette théorie, qui ne s'appuie pour l'instant sur rien de très tangible.   

Ces soupçons sont de la «pure fabrication», a estimé la directrice de l'établissement en question, Wang Yanyi, à la télévision publique CGTN.   

Photo d'archives, AFP

«Comme tout le monde, nous ne savions même pas que le virus existait», a assuré Mme Wang dans un entretien diffusé samedi soir par la chaîne, mais réalisé le 13 mai.   

«Donc comment aurait-il pu s'échapper de notre laboratoire?», s'est-elle interrogée.   

Les premiers malades du nouveau coronavirus ont été signalés à la fin de l'an dernier dans la ville de Wuhan. Il s'est depuis répandu sur la planète et a fait quelque 340 000 morts.   

Plusieurs théories, plus ou moins exubérantes, ont fleuri ces derniers mois sur internet pour incriminer l'Institut de virologie de Wuhan.   

Sa directrice a admis que l'établissement avait «isolé et obtenu certains coronavirus à partir de chauves-souris».   

«Nous avons trois souches de virus vivantes», a affirmé Mme Wang.   

Mais, a-t-elle précisé, leur similarité avec la COVID-19 «n'est que de 79,8%».   

L'Institut de virologie de Wuhan étudie certains des pathogènes les plus dangereux du monde.   

Les chercheurs de l'établissement ont notamment contribué à mieux connaître la COVID-19 au début de l'épidémie.   

Et leurs travaux ont été publiés en février dans une revue scientifique.   

Leurs recherches ont démontré que la séquence du génome du nouveau coronavirus est à 80% similaire à celle du SRAS, à l'origine d'une précédente épidémie en 2002-2003, et semblable à 96% à celle d'un coronavirus de chauve-souris.